Coronavirus : cinq questions que vous vous posez peut-être sur le télétravail

Lundi 16 mars, de nombreuses personnes vont se tourner vers le télétravail pour lutter contre la propagation du coronavirus. Voici les réponses aux questions que vous vous posez peut-être sur cette méthode de travail.
Illustration
Illustration © Thierry GACHON/MAXPPP
Lundi 16 mars, de nombreux parents vont être contraints de rester à la maison garder leurs enfants, les écoles étant fermées.

Le télétravail est une des solutions avancée par le gouvernement pour les aider, mais la décision reste celle des entreprises. Ce sont elles qui donnent la possibilité ou pas de télétravailler.

Les grèves de décembre ont déjà boosté le télétravail, un tiers des salariés du privé y a eu recours. Depuis les ordonnances Macron de l'automne 201, le télétravail se fait pour 72% des entreprises sur simple accord avec le salarié (oral, courrier ou par mail).

Avec l'épidémie de coronavirus, on imagine que le télétravail va être mis en place partout où cela est possible. Où, quand, comment ? Voici les réponses à toutes vos questions : Que dit la loi : le télétravail ne peut être imposé au salarié. Mais en période de coronavirus les règles changent.  Elles sont consignées dans le Code du travail : "en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d'épidémie, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail".

Donc oui, votre entreprise peut, en ce moment, vous imposer de télétravailler.

En résumé, on peut vous interdire de vous rendre dans votre entreprise. Mais cela ne vous dispense pas de travailler... de chez vous. Évidement, il y a des professions qui ne peuvent pas s'adapter. Si vous travaillez dans le bâtiment, cela va être compliqué de conduire la grue depuis chez vous. Idem si vous êtes présentateur d’une émission de télévision ou de radio par exemple. Mais il y aussi les professions médicales, certains commerces, etc. 

D’une manière générale, les petites entreprises  de l’artisanat sont la plupart du temps très mal équipées pour le télétravail. Elles n’ont pas d’outil collaboratif, pas de boite mail commune, de calendrier partagé ou de possibilité de faire des visioconférence… Là ça va être dur !Dans ces cas extrêmes, votre entreprise peut vous mettre au chômage partiel. Par exemple, si vous êtes restaurateur et que n’avez plus de client. L’État est même prêt à ouvrir plus largement ce dispositif. Ca, c'est notamment pour les parents obligés de garder leurs enfants. Jusqu’à présent, les parents obligés de rester chez eux parce que les écoles étaient fermées, dans l’Oise par exemple, pouvaient bénéficier d’un arrêt de travail.

Les employeurs ont alors accès à un nouveau service en ligne, declare.ameli.fr, afin de simplifier les demandes d'arrêt de travail. Ces arrêts concernent les salariés parents d’enfants âgés de moins de 16 ans.
 
Votre employeur peut aussi tout-à-fait poser les RTT employeur et il peut même déplacer vos vacances. Essayez autant que possible de vous isoler du bruit du reste de la maison (surtout si les enfants sont là). Il existe des casques antibruit, pas vraiment esthétiques, mais vraiment efficaces. 

Si vous passez beaucoup de temps au téléphone, là aussi le casque est indispensable.

Soyez joignables, c’est une évidence… le télétravail ce n’est pas les vacances.

Mais a contrario, ménagez-vous des pauses. Et souvenez-vous : si ce dispositif doit durer dans le temps, le but n’est pas de travailler 24h/24...
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société