Des réactions contrastées sur la Côte d'Azur après la décision du Conseil constitutionnel de valider le pass sanitaire

Jeudi 5 août, le Conseil constitutionnel a validé quasiment l'ensemble de la loi concernant le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants contre le Covid-19. Sur la Côte d'Azur, cette décision ne plaît pas à tout le monde.
Le pass sanitaire sera notamment demandé pour aller au restaurant à partir de lundi 9 août.
Le pass sanitaire sera notamment demandé pour aller au restaurant à partir de lundi 9 août. © Richard Brunel / MaxPPP

Ils étaient environ 200 à manifester devant le Centre administratif de Conseil départemental des Alpes-Maritimes (CADAM) ce jeudi 5 août à Nice. Présents dès 14 heures, les manifestants avaient les mêmes revendications que lors des protestations ayant lieu tous les samedis depuis un mois : non au pass sanitaire et non à la vaccination obligatoire pour certains métiers. Ils voulaient se faire entendre avant la décision finale du Conseil constitutionnel sur la loi à ce propos.

Environ 200 personnes ont manifesté devant le CADAM ce jeudi 5 août après-midi.
Environ 200 personnes ont manifesté devant le CADAM ce jeudi 5 août après-midi. © Pierre-Olivier Casabianca / France Télévisions

Les Sages ont finalement fait part de leur décision ce jeudi 5 août aux alentours de 16 heures, et le pass sanitaire a été largement validé. Pour rappel, un pass sanitaire s'obtient grâce à un certificat de vaccination, un test négatif ou une attestation de rétablissement.

A partir du lundi 9 août, il pourra être demandé dans les restaurants, les cafés, les bars, certains centres commerciaux, les foires et salons professionnels, ainsi que dans les avions, trains, cars longs trajets et dans les établissements médicaux sauf urgence. 

Les jeunes entre 12 et 17 ans en sont exemptés jusqu'au 30 septembre. D'autre part, le Conseil a validé la vaccination obligatoire pour les soignants et les professions en contact avec des personnes à risque. 

Les juges constitutionnels n'ont toutefois pas validé l'isolement obligatoire des malades pour une période 10 jours, estimant que ce n'était pas "nécessaire, adapté" ou "proportionné". Ils recalent également les dispositions concernant la rupture de contrat des salariés en CDD qui ne présenteraient pas le pass si leur activité le requiert.

Des politiques plus ou moins pour l'idée du pass sanitaire étendu

Du côté du Rassemblement National, cette décision du Conseil constitutionnel ne semble pas beaucoup plaire. Muriel Fiol, conseillère régionale dans le Var (RN), a exprimé son mécontentement à travers plusieurs tweets. Il en va de même pour Brigitte Lancine, elle aussi conseillère régionale et adjointe au maire de Fréjus David Rachline (RN).
 

Charles Ange-Ginesy, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, est bien plus modéré dans ses propos. "Je ne dirais pas que c'est une bonne décision mais c'est la moins mauvaise", déclare-t-il à France 3 Côte d'Azur. 

C'est la seule solution pour une vaccination de masse. Mais la liberté de chacun de se faire vacciner ou non est contrainte. On voit que le Conseil constitutionnel a choisi de prioriser la santé des Français avant leur liberté individuelle.

Charles-Ange Ginesy

Le président du département affirme qu'il réfléchit à des moyens pour aider les commerçants qui vont devoir procéder à des contrôles de pass sanitaires. "Il faut les aider parce qu'ils seront forcément pénalisés, puisque la population qui n'a pas de pass sanitaire ne pourra plus accéder aux commerces librement", explique-t-il. 

Les manifestants anti-pass prévoient déjà de revenir manifester samedi prochain à travers toute la France. 

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