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Gap: un cèdre du Liban planté pour célébrer la coexistence des communautés religieuses

Un cèdre du Liban a été planté ce mercredi après-midi dans le Parc Bernard Givaudan de Gap. Un symbole de dialogue et paix entre les trois grandes religions monothéistes. 
Il n'existe qu'une petite dizaine de cèdres du Liban en France. Ici à Caen.
Il n'existe qu'une petite dizaine de cèdres du Liban en France. Ici à Caen. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/OLIVIER BOITET/CAEN
L’événement célèbre les dix ans de l’association Gap-Espérance, dont la mission est de regrouper les différentes communautés religieuses de Gap : juives, catholiques et musulmanes. Un premier acte pour plusieurs manifestations au cours de l'année 2017-2018. 

© Roger Marin

Un symbole du vivre-ensemble


Pour Roger Marin, coordinateur de l'association Gap Espérance, planter ce cèdre est un "exemple de vivre ensemble". "Avec l'actualité des attentats et des problèmes de dialogue intereligieux, il est important de montrer que si on veut cohabiter il faut apprendre à se connaitre pour respecter et accepter nos différences", explique M. Marin.

Dans les trois grandes religions monothéistes, le cèdre du Liban est considéré comme un arbre sacré. Un choix qui n'est pas anodin mais aussi fait en raison du climat de montagne de la ville.


Les représentants des 3 communautés religieuses de Gap étaient présents.
Les représentants des 3 communautés religieuses de Gap étaient présents. © Roger Marin

"C'était également l'occasion de faire un clin d'oeil au Liban pays où vivent 18 communautés religieuses", ajoute Roger Marin. Au Liban, l'arbre est l'emblème du pays et présent sur le drapeau national. Il est également symbole de paix. L'Etat libanais est souvent cité comme exemple pour sa cohabitation religieuse en dépit de plusieurs conflits et heurts interconfessionnels qui ont marqué les dernières décennies. 

L'association Gap Espérance a par ailleurs prévu plusieurs manifestations, notamment à destination des jeunes des trois communautés religieuses, comme le nettoyage des berges d'une rivière locale. Les organisateurs et chefs des communautés religieuses espèrent développer ainsi des actions et des temps de réflexion autour de la protection de l'environnement.
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