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L'armée s'engage à ne plus survoler les zones de nidification du gypaète barbu

L'armée ne devrait plus survoler les lieux de nidification du gypaète barbu pendant la période de reproduction, entre le 1er novembre et le 15 août. Le plus grand rapace d'Europe est menacé, il ne reste que 53 couples en France dans les Alpes, les Pyrénées et en Corse.
L'armée française va s'engager jeudi à ne plus survoler, sauf cas de force majeure, les zones de nidification du gypaète barbu, un rapace en danger dont il ne reste que 53 couples en France. Cette espèce emblématique des milieux montagnards et menacée d'extinction "souffre notamment de l'activité des avions et des hélicoptères à proximité des sites de nidification", indique mercredi un communiqué conjoint des ministères de la Défense et de l'Ecologie, et de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)

Le plus grand rapace d'Europe

Dans un protocole qui sera signé jeudi, "le ministère de la Défense s'engage à adapter ses activités d'entraînement, de liaison, d'exercice et d'essai dans les
Pyrénées, les Alpes et la Corse
", pendant la période de reproduction de l'espèce du 1er novembre au 15 août, est-il précisé. Le gypaète barbu est le plus grand rapace d'Europe: il mesure de 110 à 115 cm de longueur et a une envergure pouvant aller jusqu'à trois mètres.

Les survols augmentent le risque d'abandon de la couvée

En 2014, la France comptait 53 couples, dont 39 dans les Pyrénées, 9 dans les Alpes et 5 en Corse. Les survols des zones de reproduction, situées dans les falaises montagneuses, "sont un facteur important de dérangement et augmentent sensiblement le risque d'échec de la reproduction et d'abandon de la couvée", indique le communiqué. Des sessions d'information des pilotes et des responsables des vols sont prévues avec la LPO.

Sensible au bruit dès 2 000 mètres de distance, le gypaète barbu nidifie dans les cavités des falaises montagneuses. 

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