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Marseille, Avignon, la Ciotat… Les gilets jaunes promettent un Acte 3 le 1er décembre

Archive : des gilets jaunes à Fos-sur-mer le 19 novembre 2018. / © GERARD JULIEN / AFP
Archive : des gilets jaunes à Fos-sur-mer le 19 novembre 2018. / © GERARD JULIEN / AFP

Les "gilets jaunes" appellent à nouveau à manifester le 1er décembre à Paris sur les Champs-Elysées, où 101 personnes ont été placées en garde à vue après les violences qui ont émaillé le rassemblement de samedi.
 

Par P.S. avec AFP

Dimanche, sur leur compte officiel Facebook, les "gilets jaunes" disent vouloir passer à passer à l'"Acte 3" samedi 1er décembre, à "14H sur les Champs-Elysées".

Avec pour revendication d'"exiger" d'Emmanuel Macron
"-1, plus de pouvoir d'achat,
-2, m'annulation des taxes sur les carburants".


"Sinon, En Marche vers la démission de Macron", est-il écrit. "Aucune casse et 5 millions de Français dans la rue", ajoute la page, proposant de mettre en place des "gilets rouges" pour éviter tout débordement.

Dimanche vers midi, 20.000 personnes se disaient "participants" à cet événement et 103.000 intéressées.

A titre de comparaison, plus de 36.000 personnes s'étaient déclarées "participants" à l'"Acte 2" lancé sur Facebook et qui a eu lieu samedi principalement aux Champs-Elysées (l'appel initial concernait la place de la Concorde, mais son accès n'avait pas été autorisé par les autorités).
 

Démenti

Peu de temps après, Benjamin Cauchy, porte-parole des "gilets jaunes" en région toulousaine, a "formellement" démenti l'appel lancé dimanche sur Facebook appelant
à un "acte 3" du mouvement et appelant à une journée de mobilisation le samedi 1er décembre. "Je suis en relation avec d'autres initiateurs du mouvement. Nous démentons formellement cet appel. Nous verrons ce que nous ferons en fonction de ce que dira Emmanuel Macron mardi. A l'heure actuelle, il n'existe pas d'acte 3 des gilets jaunes",
a-t-il affirmé à l'AFP.   "Je ne connais pas les gens qui ont créé cette page mais on est sur de la manipulation, de la récupération, je ne sais pas si c'est d'extrême droite ou d'extrême gauche", a-t-il ajouté.

Le rassemblement de samedi, émaillé de violences, a réuni 8.000 personnes à Paris, selon le ministre de l'Intérieur.

Jets de projectiles, feux de barricades de barrières de chantiers : des manifestants se sont opposés aux forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et des lances à eau. Les heurts ont fait 24 blessés, dont 5 côté forces de l'ordre, 103 personnes ont été  interpellées, dont 101 ont été placées en garde à vue, selon la Préfecture de police.
 

Dans la région

Dans les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute Provence, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, aucune dégradation majeure n’est à déplorer. Si le péage de La Ciotat a été vandalisé, ce n’est pas le fait des gilets jaunes, assure une source policière.


106.301 "gilets jaunes" ont été recensés samedi à 17H00 dans toute la France, contre 282.710 à la même heure lors de la première journée de manifestations le 17 novembre, a dénombré le ministre, évoquant un "fort affaiblissement de la mobilisation".

Ce dimanche, la mobilisation se poursuit.
           

 

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