Monaco : l'usine Lancaster annonce la suppression de 24 postes

Vue générale de Monaco (Archives) / © VALERY HACHE / AFP
Vue générale de Monaco (Archives) / © VALERY HACHE / AFP

Une cinquantaine de salariés de l'usine Lancaster, à Monaco, étaient en grève ce mercredi 6 novembre. Ils protestent contre l'annonce par la direction du groupe de la suppression de 24 postes.

Par POC avec AFP

Nouveau coup dur pour l'industrie monégasque. Après l'annonce de la suppression de 60 postes à Foreplast durant l'été, l'usine Lancaster, qui produit des soins cosmétiques pour des marques de luxe comme Rimmel, Chloé, Marc Jacobs ou Calvin Klein, a présenté un plan social au représentants du personnel.
Ainsi, 24 postes (10% des effectifs) devraient être supprimés. Le personnel concerné est âgé d'une cinquantaine d'années et a en moyenne 30 ans d'ancienneté. La majorité de ces employés est affecté à la fabrication des produits. 

Pour dénoncer ce plan social, une cinquantaine de salariés se sont mis en grève le mercredi 6 novembre. Lena Hanns, membre de l'Union des syndicats de Monaco (USM) dénonce ce plan de licenciement "économique", "car l'entreprise est bénéficiaire depuis plusieurs années. On espère que les salariés pourront être reclassés".


L'usine Lancaster, fondée en 1946, est intimement liée à l'histoire de la Principauté, la princesse Grace Kelly ayant contribué à la renommée de ses crèmes et soins de protection solaire. 
Début octobre 2019, alors que le syndicat monégasque USM s'inquiétait pour l'avenir industriel du site, sur fond de déclin accéléré de l'activité manufacturière à Monaco, la direction France de Coty avait assuré que "le site de Monaco et sa compétitivité (étaient) stratégiques".

Début novembre, la direction a convoqué les syndicats pour leur annoncer le plan social. "Ils nous ont remis un dossier de licenciement économique pour 24 personnes", raconte Salvatore Sirangelo, délégué syndical et du personnel. Le conditionnement, les achats mais aussi l'encadrement sont touchés.
"Les raisons avancées par la direction sont que l'on va fabriquer moins cette année et qu'on doit restructurer. On a demandé des mesures de chômage technique qui nous ont été refusées", ajoute-t-il.

L'an dernier, certaines lignes de production de Lancaster tournaient encore à plein régime mais depuis 4 mois la cadence a diminué. Conséquence: les CDD et intérimaires n'ont pas été reconduits.


Pour en savoir plus :
Plongée dans les dernières usines de Monaco (La Croix, octobre 2019)

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