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Réchauffement climatique : cultiver sous la mer pour lutter contre la pénurie d'eau, c'est peut-être notre avenir

Cultiver sous la mer...c'est peut-être notre avenir ! En partenariat avec Thalassa.
Cultiver sous la mer...c'est peut-être notre avenir ! En partenariat avec Thalassa.

Au large de la côte nord-ouest de l’Italie, à quelques dizaines de kilomètres de Menton, un famille inventive fait pousser des fruits et des légumes sous l’eau de la Méditerranée dans des sphères de plastique. C'est la « ferme de Nemo ». La mer comme solution. 

Par Anne-Corinne Moraine

Cultiver sous la mer. / © Thalassa / France 3
Cultiver sous la mer. / © Thalassa / France 3


Il fallait y penser. Des passionnés de plongée sous-marine ont installé des fraises, du basilic et des laitues, à 8 mètres de profondeur, au large de Noli, sur la côte nord-ouest de l’Italie. L'idée est lumineuse. 

Son créateur, Sergio Gamberini, est propriétaire de deux sociétés de plongée. C’est son fils Luca qui joue le chef de culture.  
Pour lui, la mer offre des conditions idéales : les températures sont relativement constantes, et les plantes reçoivent 60 % de la lumière. 
La mer comme champ à cultiver.  

Avec une eau à 25 degrés, la température dans les serres atteint 29 degrés. Et la mer conserve la température sans grande différence entre le jour et la nuit. 

Ces serres aquatiques ancrées dans la roche océanique reproduisent une biosphère naturelle. Et sous la mer, les plantes grandissent plus vite que sur terre. Il n’y a pas de parasites. Exit les pesticides ! C'est totalement bio
 
Sous la mer, la température est idéale pour cultiver... / © Thalassa / France 3
Sous la mer, la température est idéale pour cultiver... / © Thalassa / France 3

A l’intérieur de ces serres sous-marines, l’eau salée s’évapore et se condense sur les parois du toit voûté. Cela créé l’eau douce nécessaire à leur croissance. Les plantes régénèrent elles-mêmes l’air de leur bulle grâce à la photosynthèse. Un circuit fermé et totalement vertueux. 
Pour le moment, dans la « ferme de Némo », on jardine de juin à septembre.
 
Pour Luca Gamberini, cette innovation est peut-être « une alternative écologique pour des populations en manque d’eau et de terres cultivables. »
Cultiver sous la mer sera peut-être une des solutions pour les générations futures.

Cela pourrait permettre de donner une chance aux pays en voie de développement où les environnements hostiles entravent la croissance des cultures. 

 
Les agriculteurs sous-marins du Jardin de Némo. / © Thalassa / France 3
Les agriculteurs sous-marins du Jardin de Némo. / © Thalassa / France 3
Alors ouvrez les yeux, la prochaine fois que vous passez la frontière, direction l'Italie, du côté de la Ligurie, vous apercevrez peut être ces serres du futur en regardant la mer ...





















 

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