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Rugby : 4 joueurs du RC Toulon pour affronter l'Ecosse

Mathieu Bastareaud, le 4 septembre 2015 à Marcoussis / © LOIC VENANCE / AFP
Mathieu Bastareaud, le 4 septembre 2015 à Marcoussis / © LOIC VENANCE / AFP

Les toulonnais seront une fois de plus bien présents lors du prochain match de l'équipe de France de rugby. Michalak, Tillous-borde, Guirado et Bastareaud ont été sélectionnés pour affronter l'Ecosse lors du Test match du 5 septembre.

Par Pierre-Olivier Casabianca

Le centre du XV de France Mathieu Bastareaud a "l'impression qu'on (l') attend toujours au tournant" et estime qu'il y aura "toujours des commentaires" sur son type de jeu, jeudi à deux jours du dernier match de préparation avant la coupe du monde.

Démarrer samedi vous donne-t-il des garanties pour la Coupe du monde ?
"Non pas du tout, c'est une chance. A moi de redonner (aux entraîneurs) leur confiance sur le terrain."

Philippe Saint-André a quand même expliqué ce matin qu'une équipe-type se dégageait...
"Ah bon, vous m'apprenez un truc là (rires). Je reste sur ma philosophie, prendre les matches les uns après les autres. J'ai un match contre l'Ecosse, après tant mieux si je peux débuter contre l'Italie (premier match de la Coupe du monde, NDLR)." 

Attaquer sans doute la Coupe du monde peut-il vous libérer d'une certaine pression ?
"Je ne sais pas. Je ne me considère pas comme un titulaire à part entière. Dans le passé, j'ai 10.000 exemples me concernant à ce niveau-là. Je sais que du jour au lendemain la roue peut tourner."

Cette façon d'aborder les matches est-elle nouvelle, l'âge avançant ?
"Je ne sais pas si c'est l'âge, mais je commence à me connaître un peu mieux, et je sais que quand je me mets trop de pression ou quand je cogite trop, souvent c'est négatif pour moi. J'ai décidé d'être le plus serein et cool possible." 

Est-ce facile de perdre ses mauvaises habitudes ?
"Non, c'est un travail que je fais avec Faïsal (Arrami, un boxeur de Toulon, où joue Bastareaud, NDLR) depuis un peu moins de six mois. Ce n'est pas toujours simple car ce sont des petites routines à casser, mais une fois libéré de ça on  se sent mieux. Tu dépenses moins d'énergie ensuite: j'étais quelqu'un de très maniaque, le moindre petit truc pouvait me déstabiliser dans ma préparation de match. Si j'avais oublié mon protège-dents, j'allais y penser et j'allais me fatiguer là-dessus. Maintenant, je l'ai oublié, je l'ai oublié."

Cette énergie superflue, vous la dépensiez uniquement autour des matches ou également dans la vie quotidienne ?
"Non, mais j'avais tendance à jouer les matches trois fois dans ma tête avant, je ne dormais pas la veille. C'était beaucoup de stress et d'anxiété, d'énergie dépensée. Tandis que là, j'essaie d'être le plus détaché possible jusqu'au dernier moment."

Philippe Saint-André a loué votre bonne condition physique. Vous êtes-vous senti vraiment bien contre l'Angleterre (25-20 le 22 août) ?
"Le vélo a payé! Je me suis bien senti physiquement, mentalement. J'avais souvent un petit coup de moins bien autour de la 60e minute niveau physique et mental, où j'étais moins concentré et ma performance baissait. Là je me suis senti bien. Après je sais que j'étais un peu attendu."

Pourquoi vous sentiez-vous attendu ?
"C'est le sentiment que j'ai depuis un moment. J'ai l'impression qu'on m'attend toujours au tournant et que je dois toujours +confirmer la confirmation+. J'ai cette impression, peut-être à tort. Peut-être aussi est-ce une petite pression que je me mets, c'est mental tout ça."

Dont les critiques sur votre jeu parfois uni-dimensionnel, beaucoup axé sur le physique ?
Uni-dimensionnel... Ouah !(rires). Il y aura toujours des commentaires. Que je fasse une sautée de 40 mètres ou pas, ce sera toujours pareil. Je ne peux rien y faire. Je ne vais pas changer du jour au lendemain, mettre un masque de Matt Giteau ou autre pour faire plaisir aux gens."

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