Incendie dans le Var : après avoir perdu sa maison, cette sinistrée retrouve peu à peu espoir grâce à la solidarité

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Écrit par Léa Bouquet avec Nathalie Layani
Jenny Garnita essaie de se reconstruire après la perte de sa maison à Grimaud en début de semaine.
Jenny Garnita essaie de se reconstruire après la perte de sa maison à Grimaud en début de semaine. © Frédéric Cerulli / France Télévisions.

Pour Jenny Garnita, le choc est difficilement surmontable. Cette habitante de Grimaud a perdu sa maison dans l'incendie qui touche le massif des Maures depuis une semaine. Relogée temporairement à Draguignan, elle a fait la connaissance d'une habitante qui l'a prise sous son aile.

De sa maison, il ne reste que des murs et quelques objets calcinés qui jonchent le sol. Mardi, Jenny Garnita a précipitemment quitté le quartier de la Tourre à Grimaud, alors que son habitation était en proie aux flammes.

Depuis bientôt une semaine, un gigantesque incendie sévit dans le massif des Maures, dans le Var. Parti de Gonfaron, le feu a déjà détruit plus de 7 100 hectares et causé la mort de deux personnes. Si les pompiers ont réussi à le fixer avant le début du week-end, l'incendie n'est toutefois pas encore totalement maîtrisé. 

Relogée à Draguignan

Jenny Garnita a accepté de nous ouvrir les portes de la maison d'hôte dans laquelle elle a trouvé refuge après le drame. Son assureur a pu lui proposer ce logement temporaire à Draguignan, en attendant de trouver une solution pérenne. 

"Psychologiquement, ça ne va pas encore", confie-t-elle. "Je prends des médicaments. Mais ça va aller petit à petit."

La Varoise a passé la semaine à chercher de quoi se nourrir. Elle a également rassemblé quelques vêtements, rangés dans une grande armoire. Dans la pile, elle a même conservé un souvenir de l'incendie : le pyjama qu'elle portait le jour de son évacuation, après une nuit dans l'enfer des flammes.

J'étais dans la maison et j'avais le feu, à gauche, à droite, devant, derrière et au-dessus de la maison. Je ne pouvais pas sortir. La seule chose qui m'est venue en tête, c'est d'appeler ma mère pour lui dire "je t'aime" et "je vais mourir". 

Jenny Garnita, sinistrée.

La jeune femme n'a pas encore trouvé le courage de retourner dans son habitation. Elle tient d'abord à reprendre des forces. 

Se reconstruire grâce à la solidarité

Dans cette épreuve, Jenny Garnita a eu la chance de trouver une alliée, Isabelle : elle est entrée dans sa vie le lendemain son évacuation. Après avoir vu son témoignage à la télévision, cette habitante du Var l'a reconnue à la boulangerie, a entamé la conversation et lui a proposé son aide.

Les deux femmes sont rapidement devenues amies, voire plus. "Je n'ai jamais vu une femme comme ça. C'est ma deuxième maman", sourit Jenny Garnita. 

C'est incroyable, elle me prépare à manger, elle fait tout ce qu'une maman pourrait faire pour sa fille.

Jenny Garnita, sinistrée.

Isabelle a offert à Jenny son premier repas chaud et l'épaule depuis dans toutes ses démarches. Mieux encore, elle lui apporte un soutien psychologique inestimable. "C'est normal, ce n'est pas héroïque, c'est juste humain", répond modestement l'intéressée. 

Ce qu'il faut se dire, c'est que maintenant c'est des cendres, c'est le passé. Désormais, il faut aller de l'avant. Là, on va essayer de regarder certaines choses sur Internet pour éventuellement trouver un logement.

Isabelle, amie de Jenny Garnita.

L'amitié et le soutien d'Isabelle semblent déjà porter chance à Jenny. Ce samedi, un propriétaire varois l'a contactée pour lui proposer de la loger gratuitement dans son studio la semaine prochaine.

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