A Toulon, les clients choisissent les produits qui seront dans les rayons d'un supermarché coopératif

Les supermarchés coopératifs et participatifs sont nés en France il y a quatre ans. L'un d'eux a ouvert ses portes à Toulon, c'est le 4e du pays en terme de superficie. L'idée est d'acheter des parts sociales et aider ainsi au développement de nouveaux modes de consommation. Explications.

Les coopérateurs peuvent suggérer l'achat de produits.
Les coopérateurs peuvent suggérer l'achat de produits. © Jean-François Fuster / FTV

Ca c'est du navet boule d'or de Greg, ça c'est du céleri-rave de Richard, les patates douces, les choux-fleurs, tout ça ça vient de Hyères et c'est la production locale en agriculture raisonnée paysanne...

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Toutes les semaines, Olivia Roux, directrice de la société "La fille aux légumes" quitte la Valette-du-Var pour Toulon. Elle vient livrer un supermarché, la Coop sur Mer. Et elle peut indiquer très précisément la provenance de tous les fruits et légumes. 

Ces produits sont frais, ramassés le matin et proposés en circuit court aux coopérateurs. Et ici, on ne parle pas de clients !

Pour faire ses courses dans notre supermarché, il faut acheter des parts sociales, c'est-à-dire qu'on va devenir propriétaire d'un bout de son supermarché, et de plus on participe on fonctionnement de son supermarché à hauteur de trois heures toutes les 4 semaines.

Isabelle Faure, directrice de la Coop sur mer

490 coopérateurs depuis la mi-décembre

Et ça fonctionne plutôt bien ! Voyez plutôt ! Devenir coopérateur suppose un investissement de 100 euros, ce qui donne droit à 10 parts. Il faut donner 100 euros pour acheter 10 parts et c'est 10 euros seulement pour les bénéficiaires des minimas sociaux.

La Coop sur Mer a ouvert ses portes en décembres dernier.
La Coop sur Mer a ouvert ses portes en décembres dernier. © Jean-François Fuster / FTV

Aujourd'hui, la Coop sur mer compte 490 coopérateurs qui peuvent proposer des produits à mettre en rayon.

Nous avons la possibilité de choisir les produits qu'on va mettre dans les rayons. Si on a besoin de quelque chose, on le met dans un classeur et les salariés vont les commander. Là, j'avais demandé du tofu à l'ail aux ours et aujourd'hui je l'ai trouvé donc c'est  génial !

Joëlle Renne, coopératrice

Frais de fonctionnement très réduits

Ici, on ne parle pas de clients mais de coopérateurs.
Ici, on ne parle pas de clients mais de coopérateurs. © Jean-François Fuster / FTV

Le supermarché appartient donc aux clients ! Les coopérateurs n'hésitent donc pas à mettre la main à la pâte pour tenir la caisse, effectuer les pesées, ranger les raysons ou encore vérifier les commandes, ce qui réduit au minimum les frais de fonctionnement. C'est en effet le coût des salaires qui impacte les prix !

Toulon est le le 4ème établissement de ce type en superficie du pays. 

Le concept n'est pas récent, il vient d'outre Atlantique. A New-York, un supermarché de 1800 m2, la Park Slope Food Coop existe depuis 1973 et il est géré par plus de 17 000 membres. 

 

 

 

 

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