Soeur André vivait à Toulon, la doyenne de l'humanité est décédée à 118 ans : sa vie en 4 dates

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Écrit par Anne Le Hars .

Soeur André, était la doyenne de l'humanité. À 118 ans, elle vivait dans un établissement pour personnes âgées à Toulon dans le Var. La religieuse est décédée dans son sommeil dans la nuit de lundi à mardi. Retour sur sa vie en 4 dates.

À quelques jours de ses 119 ans, le 11 février, sœur André est décédée à 2 heures du matin.

C'est le chargé de la communication à l'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Sainte-Catherine-Labouré de Toulon, où elle résidait qui en a fait l'annonce.

Relayé par le maire de la ville, Hubert Falco.

La religieuse avait l'an dernier été déclaré doyenne de l'humanité. L'occasion de recevoir la presse dans sa résidence à Toulon :  

1904, sa naissance

Née Lucile Randon le 11 février 1904 à Alès dans le Gard, elle ne cachait pas une certaine lassitude ces dernières années : elle souhaitait "se retirer de cette affaire". Mais "le bon Dieu ne m'entend(ait) pas", avait-elle confié, avait-elle confié aux journalistes en janvier 2022.

Issue d'une famille protestante non pratiquante, sœur André avait écrit au masculin son nom de  religieuse en hommage à l'un de ses trois frères qu'elle adorait.

2012, la fin de son travail

"On dit que le travail tue, moi, c'est le travail qui m'a fait vivre, j'ai travaillé jusqu'à 108 ans", racontait-elle en avril 2022 lorsqu'elle avait été faite doyenne de l'humanité, après avoir été doyenne des Français puis des Européens.

C'est à Paris, qu'elle a été gouvernante, avant de rentrer tardivement dans les ordres, au sein de la compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. 

Je n'avais vécu que dans le Gard, dans une petite ville, moche, j'arrivais dans une ville radieuse. Je m'occupais de deux enfants.

Soeur André.

Elle se remémorait souvent ses années de gouvernante, notamment auprès des enfants de la famille du constructeur automobile Peugeot.

Dans sa maison de retraite, elle ne disait jamais non à un petit chocolat ou à un verre de porto. Sa vie était ponctuée par une messe chaque matin. Elle se présentait toujours dans ses habits de religieuse, un fichu bleu sur les cheveux. Elle portait en elle "sa mission de +servitrice+ des autres", expliquait en avril soeur Thérèse, une autre pensionnaire, certaine que "sa foi profonde" la faisait tenir. 

2015, l'impatience

Clouée sur un fauteuil roulant, aveugle, soeur André regrettait d'être moins mobile et d'avoir perdu en partie ses capacités. Elle avouait, en 2015, trouver le temps long :

"Que le Bon Dieu vienne me prendre bientôt. Partir pour soulager les gens qui s'occupent de moi et pour que je puisse retrouver ma famille et mes amis. 115 ans, c'est suffisant, j'espère que le Bon Dieu me prendra cette année."

Ce mardi, lors de l'annonce de son décès, David Tavella, chargé de la communication à l'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendante Sainte-Catherine-Labouré de Toulon a eu ces mots : "il y a une grande tristesse mais elle le voulait, c'était son désir de rejoindre son frère adoré. Pour elle, c'est une libération."

2021, l'année du Covid

En 2021, elle avait traversé le Covid sans difficulté, devenant un symbole d'espoir qui avait suscité un flot de lettres du monde entier. Les obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité.

Avec AFP

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