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Revue de presse : le conflit sur la loi Travail s'installe dans la durée

Au sommaire de cette revue de presse : le bras de fer sur la loi Travail risque de durer, les grèves donnent une mauvaise image de la France à l'étranger et l'Euro de football va se dérouler dans un climat très tendu. 

Par France 3 Toutes Régions

Les jours se suivent et se ressemblent dans la presse : c’est à nouveau la fronde contre la loi Travail qui fait la Une, à l’image du Monde qui redoute que l’épreuve de force entre le gouvernement et la CGT s’installe dans la durée. Car l’exécutif est confronté au piège du calendrier : l’examen du projet de loi se poursuit jusqu’au mois de juillet, soit une éternité dans le contexte actuel.

"Hollande et Valls peuvent-ils tenir ?" s'interroge Le Figaro, alors qu’une nouvelle semaine de mouvements sociaux se profile. Dans son éditorial, Paul-Henri du Limbert estime que François Hollande est "perdant-perdant", dans tous les cas de figures. S’il cède, ce sera un "spectaculaire et nouvel aveu de faiblesse après le projet avorté sur la déchéance de la nationalité". Et s’il persiste à faire passer sa loi, il n’échappera pas cette fois à la fameuse motion de censure "de gauche" qui prouvera aux yeux de tous que le gouvernement n’a plus de majorité. 

Quoi qu’il en soit, rappelle L’Humanité, "Hollande et Valls sont prévenus" : la mobilisation ne faiblira pas. Selon le journal, les mots d’ordre de grève et les blocages se répandent dans des secteurs toujours plus nombreux.

Ces grèves et les violences qui accompagnent les manifestations sont "un coup dur pour l’image de la France" déplorent Les Echos. Le quotidien économique a feuilleté la presse étrangère européenne qui tacle notre pays et son climat social dégradé. En Allemagne, on juge que "le gouvernement français ne sait pas expliquer sa politique" et change de cap en permanence. Pour les Italiens, "la France est le pays européen le plus imperméable au changement" et pour le très sérieux New York Times, "les Français donnent l’impression d’être toujours en grève".

C’est dans ce contexte chaotique que l’Euro de football s’apprête à débuter. Une compétition "à hauts risques" selon Libération qui rappelle que la menace terroriste plane plus que jamais. Avec 2,5 millions de spectateurs attendus dans les dix stades accueillant des matchs, un attentat provoquerait sans nul doute un chaos global.

Toutefois, selon 20 Minutes, la France n’a pas peur de l’Euro 2016. "La psychose ne prend pas" affirme le quotidien, car selon un sondage, 71% des Français estiment que les stades sont bien sécurisés.


A lire aussi dans la presse régionale :

"Boucherie commémorée" peut-on lire à la Une de L'Echo de Haute-Vienne qui rappelle que François Hollande et Angela Merkel ont commémoré hier le centenaire de la terrible bataille de Verdun qui a fait 300 000 morts. Le président français et la chancelière allemande ont discouru sur les enseignements qu'ils devaient en tirer. 
C'était la première visite d'un chancelier Allemand dans la cité de la Paix souligne France 3 Lorraine. "Verdun est une ville qui représente à la fois le pire, là où l'Europe s'est perdue il y a cent ans, et aussi le meilleur, là où la ville a été capable de s'investir, de s'unir pour la paix et l'amitié franco-allemande. Vive l'amitié, l'esprit de Verdun", a déclaré François Hollande.

La Charente libre revient sur le terrible orage de grêle qui a touché les vignes de Cognac. Des milliers d'hectares sont touchés par ce phénomène météo exceptionnel. 
Selon France 3 Poitou-Charentes, l'orage de grêle a recouvert par endroits le sol d'un tapis blanc. Il s'est abattu notamment sur les crus de Grande champagne, d'où proviennent les eaux-de-vie les plus fines, ainsi que sur les crus de Petite champagne, des Borderies et des Fins bois. 5% du vignoble cognaçais est fortement endommagé. 

L'Eclair publie à sa Une un tableau représentant Henri IV que la ville de Pau vient d'obtenir aux enchères. Attribué au peintre François Bunel dit "le Jeune", il a été acheté 40 000 euros. 
Une oeuvre de plus de 400 ans qui est très rare, précise France 3 Aquitaine, car il existe peu de représentations d'Henri IV datant de cette époque. Deux détails donnent à ce tableau une réelle valeur historique. Le roi de France et de Navarre y porte une croix et une écharpe blanche. La première représente l'église catholique, l'autre est l'emblème des troupes réformées, protestantes. Tout un symbole.

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