Nucléaire : la CRIIRAD demande des explications sur une unité de décontamination

Le siège de la Criirad, à Valence / © Capture Google Streetview.
Le siège de la Criirad, à Valence / © Capture Google Streetview.

Après deux incendies survenus les 27 septembre et 9 octobre 2017 sur l’installation de décontamination Triade, situé à 1 km au sud du site nucléaire du Tricastin, la CRIIRAD demande des explications sur la qualité des contrôles.

Par Christian Conxicoeur

La démarche de la CRIIRAD fait suite à deux incendies survenus les 27 septembre et 9 octobre 2017 sur l’installation de décontamination Triade, à Bollène (Vaucluse) , à environ 1 km au sud du site nucléaire du Tricastin (Drôme). Elle demande des explications à la société exploitante, au préfet du Vaucluse ainsi qu'à l'Autorité de sureté nucléaire (ASN).

La CRIIRAD rappelle que dans les deux cas, ce sont des copeaux d’uranium appauvri qui sont à l’origine du départ de la combustion. Et elle considère que deux incidents du même type arrivant à 15 jours d'intervalle est particulièrement inquiétant, d'autant qu'aucun communiqué n'a été publié par les exploitants ou les autorités compétentes.

L'uranium appauvri est très toxique


En effet, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, la CRIIRAD explique que l'uranium appauvri est très radioactif, et les rayonnements alphas émis sont très nocifs. Un danger potentiel pour les travailleurs et les riverains, de l'aire d'accueil pour les gens du voyage, ou de la ville même de Bollène.

Aussi demande-t-elle à l'exploitant les données permettant d'évaluer le niveau de risque, et l'inscription de l'incident dans les dossiers médicaux des salariés concernés, même si la contamination est jugée bénigne, et sa déclaration en accident du travail.

L'association veut consulter les rapports d'incidents


Côté préfecture, l'association demande à consulter les rapports d'incidents et l'étude de danger pour vérifier si "le contrôle de l’installation est à la hauteur des risques qu’elle génère". 

Enfin, la CRIRAD demande à l'Autorité de sûreté nucléaire, compétente pour les question de radioprotection de contrôler dans quelle condition est assurée la protection des salariés et des riverains. 



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