En garde à vue dans la Loire pour escroquerie, elle avoue le meurtre d'un complice, enterré en Isère

Les enquêteurs de la gendarmerie poursuivent leur travail d'enquête ce vendredi 6 octobre à Septème (38), où le cadavre a été déterré. / © S. Adam
Les enquêteurs de la gendarmerie poursuivent leur travail d'enquête ce vendredi 6 octobre à Septème (38), où le cadavre a été déterré. / © S. Adam

Les aveux ont été faits par une femme lors de sa garde à vue ce jeudi dans les locaux de la gendarmerie de Montbrison. Interrogée dans le cadre d'une affaire d'extorsion de fonds, elle a déclaré avoir tué un complice. Le corps d'un homme a été retrouvé dans un champ, à Septème en Isère.

Par Aude Henry


Ce jeudi 5 octobre, dans les locaux de la gendarmerie de Montbrison, dans la Loire, un couple est en garde à vue dans le cadre d'une affaire d'extorsion de fonds. En début d'après-midi, lors de son audition, la femme fait une incroyable déclaration. Elle avoue avoir tué leur complice, un homme porté disparu depuis le 26 août dernier. Elle indique par la même occasion aux gendarmes où est enterré le corps : près d'un village en Isère, à Septème.


Immédiatement, les gendarmes vont entamer les recherches et les vérifications. L'enquête est confiée à la brigade de recherche de Montbrison, appuyée par celle de Lyon. Un hélicoptère de la section aérienne de Lyon effectue un survol et une reconnaissance des lieux afin de localiser le point précis des recherches. Et sur la base des déclarations de la femme, les gendarmes vont engager les fouilles en début de soirée, et trouver un cadavre, enterré dans un champ.

Les techniciens de l'identification criminelle de la Loire et de l'Isère vont établir que le cadavre retrouvé en état de décomposition avancé, est celui d'un homme faisant l'objet d'une déclaration de disparition inquiétante depuis le 26 aout dernier. La même date à laquelle la femme a avoué l'avoir tué lors de son audition. Le procureur de Saint-Etienne, accompagné d'un médecin légiste, s'est rendu sur les lieux dans la soirée. 

Jusqu'à hier, le couple était simplement soupçonné d'escroquerie, d'extorsion de fonds auprès de personnes âgées.

Sur le même sujet

Des paillettes parisiennes au parc du Livradois Forez, le changement de vie d'un photographe

Près de chez vous

Les + Lus