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Autun : d'anciens salariés de DIM et d'une fonderie lancent une mutuelle pour les défavorisés

En Saône-et-Loire, d'anciens salariés de DIM et de la Fonderie d'Autun (fermée en 2002) ont créé une association pour permettre aux personnes défavorisées d’accéder à une assurance santé complémentaire.

  • AFP
  • Publié le 30/07/2014 | 12:58, mis à jour le 30/07/2014 | 13:48
© Flickr / cc

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Quel tarifs propose la mutuelle de l'association Ailes ?

L'Association Inter-Entreprises locales d'Entraide sociale (Ailes) est née d'un projet lancé en 2007 par d'anciens salariés de la Fonderie d'Autun et du groupe DIM. Ils se sont regroupés pour bénéficier de prestations sociales à des tarifs compétitifs.

Leurs deux mutuelles sont tombées d'accord pour proposer depuis début juillet une offre commune : les tarifs sont "15 à 25% moins chers que ce qui est généralement proposé", déclare Frédéric Besacier, le président de l'association Ailes.
"Notre offre garantit de bons niveaux de remboursements à tous ses adhérents. Aujourd’hui, tout le monde  doit être convenablement couvert et il n'est pas question de vendre des prestations au rabais", ajoute-t-il.

L’offre des anciens salariés propose quatre niveaux de garanties d'assurance santé : les prix varient selon l'âge des adhérents et les prestations choisies. Les cotisations mensuelles débutent à 25 euros et vont jusqu’à 115 euros, pour la formule la plus complète.

Qui peut souscrire à cette nouvelle mutuelle ?

La nouvelle mutuelle s’adresse à tous "mais surtout aux étudiants, aux retraités à faibles revenus et aux personnes défavorisées socialement", précise Jérémy Pons, conseiller chez Mutuelles de France Plus, partenaire de l’association Ailes.

Pour proposer ces tarifs préférentiels, "c'est à la fois technique grâce à la loi des grands nombres, mais c'est aussi l'aspect social de notre mutuelle", dit-il. Ailes est la seule association "aussi sociale" avec laquelle Mutuelles de France Plus s’est associée.

Dans les locaux de l'association à Autun, Françoise, 59 ans, explique sa situation : "Mon mari sera bientôt à la retraite et avec 1 420 euros de revenus par mois pour nous deux, on ne pourra pas payer les 237 euros pour bénéficier de notre mutuelle actuelle". Ailes lui propose une cotisation comprise "entre 170 et 200 euros" pour des prestations équivalentes. "Il est indispensable d'avoir une mutuelle, c'est une obligation, à notre âge", explique-t-elle.

Près d'un mois après son lancement, ce sont surtout des retraités qui se sont adressés à Ailes. Des demandeurs d'emploi pourraient bientôt pousser les portes de l'association. "Le bouche à oreille est en train de se lancer", observe Jérémy Pons.
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