Embargo russe: les éleveurs de porc bretons demandent une aide à l'Europe

Au lendemain de l'annonce par Bruxelles de mesures en faveur des maraîchers, les éleveurs de porc bretons ont demandé mardi à l'Union européenne de leur venir en aide pour faire face aux conséquences de l'embargo russe sur la viande de porc,
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© Denis Charlet/AFP
"Alors que l'Union européenne a décidé de réagir rapidement en faveur des maraîchers en débloquant 125 millions d'euros d'aide, le Comité régional porcin de Bretagne demande à l'Union européenne de prendre des dispositions en faveur des éleveurs de porcs qui accumulent des pertes du fait de l'embargo russe décrété début 2014", affirme les éleveurs de porcs de bretons dans un communiqué. Le comité régional porcin y "regrette que l'Union européenne n'ait pas pris la mesure des conséquences de l'embargo russe", et précise encore que la mesure prise par la Russie coûte 70.000 euros pour un éleveur moyen.

"Les éleveurs de porcs ne peuvent pas être considérés, avec cynisme, comme de la chair à canon au service de la stratégie géopolitique de l'Union européenne ayant décidé d'engager un bras de fer avec la Russie concernant l'Ukraine", dénoncent les éleveurs bretons.

La Commission européenne a prévu de soutenir d'autres secteurs


Au-delà de l'élevage, l'embargo russe affaiblit tous les outils aval de la filière, estime le Comité régional porcin. Après "le drame" de la fermeture de l'abattoir Gad à Lampaul-Guimiliau (Finistère) en 2013, c'est le site de Josselin (Morbihan) qui est aujourd'hui mis à mal, rappellent les éleveurs.
En annonçant lundi une aide aux cultures maraîchères, la commission européenne a indiqué qu'elle "n'hésiterait pas à soutenir d'autres secteurs", notamment fromages et viandes, frappés par l'embargo.

Réunion des ministres le 5 septembre à Bruxelles


Une réunion exceptionnelle des ministres de l'Agriculture est prévue le 5 septembre à Bruxelles pour faire le point sur l'impact de l'embargo russe. Moscou a décrété en janvier un embargo sur le porc européen, officiellement motivé par la découverte de quelques cas de fièvre porcine africaine chez des sangliers morts en Lituanie et en Pologne. L'UE a porté plainte contre cet embargo devant l'OMC.

La Bretagne représente plus de la moitié de la production française de porc.
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