Affaire Richard Ferrand : le parquet de Brest ouvre une enquête préliminaire

Richard Ferrand, secrétaire général du parti La Republique en marche (LREM) au musée du Quai Branly à Paris 13/05/2017 / © AFP - Charly Triballeau
Richard Ferrand, secrétaire général du parti La Republique en marche (LREM) au musée du Quai Branly à Paris 13/05/2017 / © AFP - Charly Triballeau

Le Procureur de la République de Brest Éric Mathais a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire sur Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, dans la tourmente après les révélations de plusieurs médias.

Par LH

"Après analyse des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, révélés par différents organes de presse depuis le 26 mai 2017", le Procureur de la République de Brest Éric Mathais a "décidé de saisir ce jour, la direction interrégionale de la police judiciaire d'une enquête préliminaire" indique-t-il dans un communiqué. 

"Cette enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d'atteintes aux biens, de manquements au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité", précise le parquet de Brest, qui avait dans un premier temps refusé d'ouvrir un enquête. 

Richard Ferrand est confronté à une polémique et à des appels à la démission depuis les révélations du Canard Enchaîné concernant l'avantage dont aurait bénéficié sa compagne dans une opération immobilière en 2011 à Brest. 

Plainte contre X

Ce mercredi, l'association anticorruption Anticor a adressé une plainte au parquet de Brest pour demander l'ouverture d'une enquête sur l'affaire immobilière qui fragilise Richard Ferrand, a annoncé jeudi son président.

Cette plainte contre X sur le fondement du délit d'abus de confiance vise "Richard Ferrand, mais également les membres du conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne (qu'il dirigeait) ainsi que la bénéficiaire de l'opération, à savoir la compagne de M. Ferrand", a détaillé Jean-Christophe Picard, président d'Anticor.

À travers cette initiative, l'association "s'interroge sur l'intérêt de la convention" passée entre les Mutuelles de Bretagne et la compagne de Richard Ferrand.

Au moment où le gouvernement planche sur une loi sur la moralisation de la vie politique, Richard Ferrand a vigoureusement démenti toute irrégularité et a exclu de démissionner. "Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public, transparent, validé par un conseil d'administration qui a d'ailleurs exprimé son soutien", a-t-il déclaré mercredi.

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