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Rennes : grosses dégradations lors du carnaval anti-aéroport Notre-Dame-Des-Landes

Organisé par un collectif opposé au projet de l'aéroport Notre-Dame-Des-Landes, le carnaval protestataire qui a défilé dans les rues de Rennes a dégénéré. De nombreuses vitrines ont été dégradées et taguées en centre-ville. Des échauffourées ont eu lieu entre émeutiers et forces de l'ordre.

  • Par Thierry Peigné
  • Publié le , mis à jour le
Une vitrine du centre-ville de Rennes, cible de certains manifestants anti-aéroport Notre-Dame-des-Landes © I. Rettig

© I. Rettig Une vitrine du centre-ville de Rennes, cible de certains manifestants anti-aéroport Notre-Dame-des-Landes

19h : retour sur ce "carnaval" qui a dégénéré

Le carnaval anti-NDDL dégénère

Jean-Sébastien Piel, membre de Copains 35 / Reportage : I. Rettig - T. Bouilly  -   - 


18h : le préfet d'Ille-et-Vilaine détaille les interpellations et les dégâts

Le préfet d'Ille-et-Vilaine après les dégradations suite à la manif anti-aéroport NDDL

Patrick Strzoda, préfet d'Ille-et-Vilaine / Reportage : V. Chopin - P. Queyroux  -   - 

Le maire de la ville, Nathalie Appéré (PS), a condamné "avec la plus grande fermeté les actes de violence et de vandalisme perpétrés ce samedi après-midi à Rennes".

Les propriétaires des établissements visés par les tags et les dégradations exprimaient leur incompréhension.

Réaction après dégradations à Rennes

Michel et Olivier Giboire, gérants d'une agence immobilière taguée lors du "carnaval" anti-aéroport NDDL  -   - 


17h : des dégâts importants et des interpellations

Après les gaz lacrymogènes, les forces de l'ordre chargent à plusieurs reprises les émeutiers jusqu'à 17h30. 5 personnes seront interpellés. Le centre-ville commence à découvrir les dégâts occasionnés. Les transports en commun sont fortement perturbés. 


16h : premières dégradations

Arrivé à hauteur de la place de la République, des vitrines de banques et d'assurances sont taguées et des vitres cassées. Après les jets de farine vers les badauds, ce sont des oeufs et de la peinture que jettent les manifestants sur les journalistes, les forces de l'ordre et les vitrines.

15h : départ du défilé 

Peu après 15h, le défilé festif est parti de la place du parlement.

Banquet festif dans le calme de 12h à 15h

Ils étaient plus de 500 venus de Rennes, de Loire-Atlantique, du centre-Bretagne ou de toutes la région. Ils ont tous en commun d'être opposé à la construction d'un aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. Une partie des manifestants était venu déguisée. 

Ils ont répondu à l'appel de Copain35 et du collectif NDDL35. Deux tracteurs ont ouvert le chemin en fin de matiné jusqu'à la place du Parlement de Bretagne, lieu de rendez-vous pour les manifestants. Là, après avoir installé de la paille, des tables, des bancs et des cantines, plus de 400 personnes ont participé dans le calme à un "banquet" préparé à l'avance.

Les CRS et gendarmes mobiles ont été dépêchés en nombre dans l'hyper centre pour encadrer le défilé. De11h30 à 17h, un hélicoptère a survolé la manifestation en faisant du sur place au dessus du centre-ville de Rennes.


Un arrêté du Préfet

Les autorités craignaient que le rassemblement ne dégénére comme le 25 janvier où une centaine de militants anti-aéroport NDDL avait tagué la mairie de Rennes après s'être réunis. Afin de prévenir tout risque de débordement le préfet d'Ille-et-Vilaine avait pris vendredi un arrêté "interdisant le port ou le transport de tout objet pouvant servir d’arme".

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