CRS 23 (Ardennes) : les policiers en arrêt maladie contestent des décisions gouvernementales

© Paul-Antoine Boudet / France 3 Champagne-Ardenne
© Paul-Antoine Boudet / France 3 Champagne-Ardenne

Mouvement de grogne des CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) de Charleville contre la décision prise par le gouvernement d'intégrer dans la fiche de paye l'indemnités journalière d'absence (IJAT). 77 policiers devaient partir en mission à Paris. 55 se sont mis en arrêt maladie.

Par Isabelle Forboteaux

L'indemnité journalière d'absence (IJAT) est versée aux CRS lors des déplacements en mission. Le gouvernement a décidé de l'intégrer aux salaires des policiers et donc de la soumettre aux prélèvements fiscaux et notamment la CSG. Une prime dont le versement sera aussi beaucoup plus tardif qu'aujourd'hui, jusqu'à trois mois après la fin de la mission.
Trop c'est trop, les policiers de la CRS 23 de Charleville-Mézières ont donc décidé de se faire porter pâle pour contester contre ces décisions. Des agents devaient partir en mission pour relever à Paris leurs collègues de la CRS 25 dans le cadre du plan Vigipirate, mais l'effectif n'étant pas au complet du renfort a été demandé à la CRS 61.

Depuis hier mardi 8 août, les CRS ardennais tirent donc la sonnette d'alarme. Leur seul moyen de contestation étant de se mettre en arrêt maladie.

Une sonnette qui résonne depuis des mois, depuis les attentats et le renforcement du plan Vigipirate.

Mouvement de grogne à la CRS 23
Interview : Christophe Schiantarelli Délégué UNSA Police CRS 23 - BELABDELOUAHAB Nazim, BOUDET Paul-Antoine

 

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