Le maire de Saint-Genis-de-Saintonge (17) violemment agressé par une bande de jeunes

Jacky Quesson, le maire de Saint-Genis-de-Saintonge / © Marc Millet francetv
Jacky Quesson, le maire de Saint-Genis-de-Saintonge / © Marc Millet francetv

Jacky Quesson le maire de Saint-Genis-de-Saintonge en Charente-Maritime a été passé à tabac par un groupe de jeunes hier. Il a une côte cassée, un tendon très endommagé et il est psychologiquement atteint

Par Sophie Goux

"C'est un choc moral et physique"  Jacky Quesson le maire de Saint-Genis-de-Saintonge est traumatisé moins de 24 heures après les faits.
Hier vers 19 heures, il est alerté par des habitants. Comme c'est le cas depuis plusieurs mois, une bande de jeunes de la commune mais surtout des communes alentours fait du bruit et commet des dégradations sur l'espace que la mairie a aménagé en site de jeux et de sports. Ils ont élu domicile ici et ont transformé le lieu en "zone de non-droit" explique le maire.
Voulant leur dire de garer leurs deux-roues ailleurs, il est encerclé, menacé puis frappé. Il  est seul, eux sont une douzaine il tente alors de fuir et tombe. Un des jeunes le frappe  au sol. 
Transporté aux urgences, il a une côte cassée et un tendon de la main très endommagé et 30 jours d'ITT


 L'élu dépose plainte

 
Jacky Quesson a décidé de porter plainte pour coups et blessures volontaires contre ses agresseurs. Il les connait, depuis 3 mois il tente en effet de régler le problème. Il a même essayé d'organiser une réunion avec leurs parents et les gendarmes. Sur la douzaine de jeunes, 4 parents ont fait le déplacement.
Le président de l'association des élus de Charente-Maritime s'est constitué partie civile et le président du conseil départemental a fait part de son soutien, de sa colère et de son indignation;

Alcool, drogue, désœuvrement


 Cette bande est installée dans la commune depuis 3 mois et les incidents sont quotidiens. Les filles et les garçons, âgés de 14 à 20 ans  consomment le l'alcool, des stupéfiants, sont déscolarisés et n'ont pas d'activité et "pourrissent la vie des habitants" explique l'élu.
 Lors de l'agression hier soir, les jeunes ont pris la fuite et ne sont bien sûr pas revenus aujourd'hui. Les gendarmes qui ont procédé aux permières constatations les connaissent, pour avoir déjà relevé leur identité à la demande du maire.


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