Près de Tarbes, les riverains se défendent d'avoir construit “un mur de la honte”

© Collectif séméac
© Collectif séméac

A Séméac dans les Hautes-Pyrénées, les riverains se défendent après la construction d'un mur pour dénoncer la mise en place "sans concertation" d'un centre d'accueil pour migrants. Une réunion de crise est programmée vendredi à la préfecture dse Hautes-Pyrénées.

Par Pascale Lagorce avec AFP

Une réunion est prévue vendredi à la préfecture des Hautes-Pyrénées après la construction lundi matin par des riverains d'un mur bloquant l'accès à un hôtel destiné à accueillir des demandeurs d'asile, près de Tarbes, a indiqué mardi la préfecture. Afin de "mettre fin au plus vite à cette situation de blocage, et en parallèle
des éventuelles actions juridiques que les uns ou les autres pourraient engager", la préfecture "a ouvert des discussions avec l'ensemble des parties", qu'elle réunira
dans ses locaux vendredi matin, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cette réunion doit rassembler les opposants au projet, l'Adoma (ex-Sonacotra) qui doit gérer le centre d'accueil des demandeurs d'asile, la commune et les autorités
préfectorales.Un mur de près de 2 mètres de haut et de 18 de long: des riverains ont interdit lundi l'accès à un hôtel en cours de transformation en centre d'accueil pour migrants près de Tarbes afin de protester contre leur venue dans ce "quartier résidentiel".

Les opposants dénoncent "l'opacité" du projet, monté "sans aucune concertation" avec la population locale, et "la précipitation"
Selon la préfecture, l'hôtel a une capacité d'accueil de 85 personnes. Les migrants, essentiellement des familles, devaient arriver début août : sur 82 migrants attendus, il y a une quarantaine d'enfants.


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