Allier : une enquête ouverte après la découverte du cadavre d’un cheval mutilé

Samedi 31 octobre, à Châtillon, dans l’Allier, un propriétaire a découvert le cadavre d’une jument mutilée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Moulins

A Châtillon dans l'Allier, samedi 31 octobre, un propriétaire a découvert le cadavre d'une jument comtoise mutilée. Photo d'illustration.
A Châtillon dans l'Allier, samedi 31 octobre, un propriétaire a découvert le cadavre d'une jument comtoise mutilée. Photo d'illustration. © Richard Villalon / MAXPPP
Une jument comtoise mutilée a été retrouvée morte par son propriétaire à Châtillon, dans l'Allier, a-t-on appris mardi 3 novembre auprès des gendarmes. L'animal a eu l'oreille gauche découpée avec un objet tranchant et un oeil arraché, a précisé un gendarme de la compagnie de Moulins, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. Le propriétaire, qui a découvert les faits samedi, possède un autre cheval pour ses loisirs, retrouvé indemne, selon la gendarmerie. Une enquête a été ouverte par la procureure de Moulins pour "sévices et actes de cruauté envers un animal", confiée à la brigade de Souvigny et à la brigade de recherches de la compagnie de Moulins.

Une autopsie à venir

Une autopsie de l'animal et des analyses doivent avoir lieu ce mardi 3 novembre à l'école vétérinaire de Lyon, même si "l'intervention humaine ne laisse aucun doute", a précisé la gendarmerie. "Cela faisait quelque temps que nous n'avions plus de cas, les blessures sont très similaires à celles de l'affaire de Luneau intervenue en septembre", a-t-elle ajouté. Le cadavre d'un cheval mutilé, avec un oeil et une oreille arrachés, avait été découvert dans un champ par son propriétaire le 18 septembre à Luneau (Allier). Contacté, le procureur de la République de Cusset en charge de l'enquête, Eric Neveu, a affirmé ne pas avoir eu connaissance de liens entre les deux affaires pour le moment.Le 29 août, une double ponette avait été retrouvée mutilée mais en vie dans un pré à Droiturier, dans l'Allier, à une trentaine de kilomètres : l'animal avait été découvert avec une entaille au flanc d'une vingtaine de centimètres mais la plaie avait pu être recousue. Prévenus, les gendarmes s'étaient rendus sur place accompagnés d’un technicien d’investigation criminelle afin de recueillir tous les éléments matériels qui pourraient les mettre sur une piste.

200 enquêtes ouvertes en France

Le 5 septembre, une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal. Une enquête a été ouverte par le parquet d’Aurillac, pour sévices graves. Après la multiplication des cas de chevaux mutilés, les propriétaires d’équidés sont inquiets. En Auvergne, les gendarmes effectuent des patrouilles, de jour comme de nuit. Une présence qui rassure ces éleveurs et propriétaires. Depuis plusieurs mois, des faits de mutilation, principalement de chevaux, parfois mortels, ont été signalés un peu partout en France. Environ 200 enquêtes ont été ouvertes. Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie avait annoncé mercredi 9 septembre la mise en place d’un numéro vert afin de répondre aux propriétaires d’équidés après la multiplication de cas de chevaux mutilés. Des spécialistes de l'Institut français du cheval sont joignables au 0 800 738 908 de 9h à 17h.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers cheval animaux nature