Jérôme ne pouvait plus nourrir ses bêtes suite aux coupures d'électricité dans la Drôme

Éleveur de bovins et producteur de noix dans la Drôme, Jérôme a subit son troisième incident climatique depuis le mois de juin / © MAXPPP
Éleveur de bovins et producteur de noix dans la Drôme, Jérôme a subit son troisième incident climatique depuis le mois de juin / © MAXPPP

Eleveur de bovins et producteur de noix dans la Drôme, cet agriculteur a subit son troisième incident climatique depuis le mois de juin. Chacun a impacté directement son exploitation. 

Par Arnaud Jacques

Jérôme Leroy est en colère contre Enedis et le syndicat des eaux à qui il reproche une mauvaise gestion de la crise que connaît sa région cette semaine à cause de l'exceptionnel épisode neigeux. Cet agriculteur de la Drôme n'avait plus d'électricité depuis jeudi 14 novembre et plus d'eau potable pour ses bêtes depuis samedi. Chaque jour, les pompiers ont du le ravitailler de 4000 litres d'eau pour hydrater son bétail.
 

Les animaux en priorité


L'exploitation de Jérôme Leroy a été touchée par l'épisode neigeux du jeudi 14 novembre. "On a eu une panne d'électricité qui a entraîné une panne de chauffage et depuis samedi, il n'y avait plus d'eau potable pour les animaux." nous déclarait-il ce jeudi 21 novembre avant de poursuivre "On a 4000 litres d'eau qui ont été ravitaillés par les pompiers hier et là, ils sont revenus avec 4000 litres d'eau pour tenir".

"Ma priorité, ce n'était pas l'électricité, mais l'eau des bêtes. Mais on n'a pas été pris au sérieux par le syndicat des eaux et Enedis et j'étais en colère contre eux" déplore Jérôme Leroy, a été très inquiet pour son cheptel.
 

Une succession de catastrophe


Jérôme Leroy est également producteur de noix. Le 15 juin dernier, un orage de grêle s'est abattu sur une partie de sa production. Le nouvel épisode de grêle du 6 juillet a achevé le reste de sa production, la totalité de ses 17 hectares a été impactée.
 

Une crise "supérieure" à la tempête de 1999


Pour le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh, présent ce jeudi 21 novembre sur une exploitation dont le hangar s'est effondré sous le poids de la neige, "C'est une crise supérieure à la tempête de 1999". Raison pour laquelle Enedis n'a pas encore pu rétablir le courant dans tous les foyers. Il en reste 3000 à reconnecter au réseau. "C'est toujours trop long quand on est coupé d'électricité mais croyez bien que nous nous en occupons jour et nuit de ces foyers. Il faut bien comprendre l'ampleur du désastre, c'est-à-dire que certains réseaux ont été totalement détruits, on ne peut plus tirer les lignes donc 300 groupes électrogènes ont été mis en place dans le département. On est vraiment sur le pont 24 heures sur 24".

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