Haute-Loire : le site de la société Cheynet racheté par Sofama

Après la fermeture de l'entreprise Cheynet et la suppression de 180 emplois à Saint-Just-Malmont (Haute-Loire), un repreneur a été trouvé pour racheter les bâtiments industriels. Il s'agit de Vincent Rabérin, PDG du groupe SOFAMA , le sauveur de Lejaby à Yssingeaux. Il projette de créer 200 emplois.
Les bâtiments de Cheynet en Haute-Loire ont été rachetés par Sofama, pour y faire de la maroquinerie.
Les bâtiments de Cheynet en Haute-Loire ont été rachetés par Sofama, pour y faire de la maroquinerie. © FRANCE 3 AUVERGNE
Depuis avril dernier, le site est désert. L’entreprise Cheynet, à Saint-Just-Malmont (Haute-Loire), a fermé, mais il reste un immense bâtiment industriel inoccupé. Les locaux avaient été rachetés par la collectivité en 2018 pour tenter un dernier sauvetage de l'entreprise de rubans, mais en vain.

Aujourd'hui, le maire de Saint-Just-Malmont Frédéric Girodet se félicite de la revente de l'usine avec un projet sérieux de maroquinerie à la clef : « Humainement pour moi c’est un soulagement. Il va s’agir d’installer une entreprise de produits manufacturés, notamment des produits de luxe. »

200 emplois à la clef

Remplacer le textile par la maroquinerie, Vincent Rabérin l’avait déjà fait à Yssingeaux, en reprenant la société Lejaby et en créant les Ateliers du Meygal, il y a 7 ans. A terme, 200 emplois doivent être créés sur le site de Saint-Just-Malmont, une bonne nouvelle dans la commune même si le bâtiment industriel ne sera revendu qu'un million d'euros alors qu'il avait coûté près du double aux collectivités.

Priorité aux anciens salariés du Cheynet ?

La CGT se félicite du projet mais demande que les anciens salariés de Cheynet soient embauchés en priorité avec leur ancienneté. « Je pense que les 180 personnes licenciées méritent ça. Il y a un savoir-faire, ça n’est pas exactement le même travail mais Vincent Rabérin avait formé le personnel de Lejaby, ce serait bien qu’il le refasse ici », explique  Fabrice Souveton, délégué CGT textile maroquinerie.

Un avis partagé par le maire qui pense que « les salariés de Cheynet auront toute leur place dans le plan de recrutement. Deux cents personnes ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, les personnes qui ont le savoir-faire en matière textile seront prioritaires. » Le porteur de projet n'a pas souhaité nous répondre mais d'après le maire, cette nouvelle maroquinerie pourrait ouvrir dès le 1er semestre 2020.
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