INSOLITE. Concours de la plus belle vache montbéliarde... Pour trouver la meilleure Miss, rendez-vous en Haute-Loire

Pour trouver une belle vache montbéliarde, et si vous alliez en Haute-Loire ? Loin de la Franche-Comté, c'est dans ce département que va être choisie la plus belle génisse de cette espèce, ce dimanche 24 mars.

L'Auvergne, autre endroit rêvé pour les vaches montbéliardes ? La question se pose sérieusement : ce dimanche 24 mars, des éleveurs du département viennent d'élire Solution, du Gaec de l'Érosion au Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire), Miss Montbéliarde de Haute-Loire. Ou plutôt, la plus belle vache de cette espèce, dans le département.

À Saint-Paulien, 70 élevages de vaches montbéliardes participent à ce concours. Tout un paradoxe : cette race se trouve d'habitude près de 300 kilomètres à l'est de notre région. La Montbéliarde est en effet très répandue en Franche-Comté. Son lait sert notamment à produire des fromages renommés comme le Mont d'Or, le Comté ou encore le Morbier.

Objectifs de toutes ces fermes en compétition : gagner le précieux titre départemental. Un concours connu et qui exige une longue préparation.

Traitement quatre étoiles pour ces stars

"C'est un travail à la ferme, des semaines et des mois à l'avance. Aujourd'hui, il faut choisir l'animal que l'on veut amener, par rapport aux critères qu'on recherche au concours, par rapport à la race Montbéliarde. Une fois l'animal choisi, mettre une alimentation particulière en place. Il faut la bichonner, bien la soigner", décrit Olivier Négron, éleveur du Gaec (NDLR : groupement agricole d'exploitation en commun) du même nom, situé à Bains (Haute-Loire).

Il prépare sa génisse pour le concours : Soupline, 2 ans. Déjà tenant du titre départemental il y a 3 ans, Olivier compte bien renouveler l'exploit. La Montbéliarde n'a plus de secret pour lui : il connaît les critères de ce concours jusqu'au bout. "Ce qu'on cherche chez une génisse en première lactation, c'est de la fluidité au niveau de son système mammaire", détaille l'éleveur. Première lactation, qui signifie qu'elles ont donné naissance pour la première fois, cette année. Olivier est plutôt confiant, au vu des capacités de sa Soupline : "C'est une grosse productrice, elle produit 34kg de lait par jour."

C'est ce qu'observe aussi Sophie, du Gaec des Beaux d'Or, à Tence (Haute-Loire). Elle a amené Safrane. "Après le premier critère qui est le lait, chacun choisit sa plus belle bête sur son exploitation. Elle a une jolie mamelle. On regarde aussi la conformité : le bassin des vaches, c'est important pour la mise bas, qu'elle se débrouille toute seule", explique l'agricultrice.

Des points qui concentrent en effet toute l'attention, lors de ce concours. "Les meilleures sont des vaches un peu plus grandes, plus larges que les autres, avec d’excellents membres et une très bonne mamelle qui va permettre de bien vieillir et de produire beaucoup de lait", nous rappelait déjà en 2021, Patrice Boit, animateur de Montbéliarde Haute-Loire.

L'Auvergne, terre insoupçonnée des Montbéliardes

La région Auvergne-Rhône-Alpes est l'autre territoire où l'on trouve le plus de Montbéliardes. Particulièrement en Haute-Loire, à en croire Olivier Négron. "C'est le deuxième département aujourd'hui, en dehors de la Franche-Comté, au niveau des effectifs de cette race. C'est une vache qui s'acclimate très très bien à notre département, aux systèmes de pâturages. Elle s'adapte bien aux écarts de températures qu'il y a. La Montbéliarde, c'est de la solidité et du rendement économique pour les éleveurs", dit-il avec satisfaction.

Une solidité qu'ont pu venir constater les visiteurs, nombreux pour cette journée. Les vaches montbéliardes attirent du monde dans la Haute-Loire, mais aussi ailleurs dans la région. Signe de leur importance dans notre territoire, un grand salon consacré à cette race de vaches s'était tenu en 2017, à Bourg-en-Bresse (Ain). D'habitude, il se tient habituellement à Besançon (Doubs).