Salon de l'Agriculture. Une vache du Doubs sacrée meilleure "mamelle jeune" du concours de la race montbéliarde

Samedi 2 mars, Rosario, vache montbéliarde du GAEC des Jonquilles, implanté à Charquemont (Doubs) a reçu la médaille d'or "mamelle jeune" lors du concours de la race Montbéliarde. Une consécration pour la famille Martin, ses propriétaires.

Un trop-plein d'émotions... à en perdre la voix. Samedi 2 mars 2024, c'était Rosario, vache montbéliarde du GAEC des Jonquilles, situé à Charquemont (Doubs), la star du Salon international de l'agriculture. Et pour cause, cette belle bête a remporté la médaille d'or "mamelle jeune" lors du concours de la race montbéliarde. Rien que ça.

Une performance qui a fait perdre la voix à Valentin Martin, 33 ans, membre du GAEC, qui a présenté Rosario au jury. "Il était un peu malade aussi" s'amuse sa mère Florence, elle aussi intégrée à l'exploitation. "Pour nous, c'est une très belle récompense collective, la consécration de 30 ans de travail passionné".

Il y a trois ans, on était déjà venu au Salon, là où on trouve la crème de la crème. Notre vache Mouflette avait fini 3ᵉ. Cette année, c'est la bonne.

Florence Martin,

membre du GAEC des Jonquilles

Aux Jonquilles, Valentin travaille avec sa mère donc, mais aussi son père, sa sœur, et sa compagne. Une famille qui, aujourd'hui, ressent beaucoup de fierté. "On a beaucoup travaillé avec Rosario, sans compter nos heures" reprend Florence Martin. "C'est une pure Montbéliarde, son arrière-grand-mère était déjà dans l'exploitation. On s'intéresse à la génétique, avec des inséminations pensées pour que nos bêtes soient complètes, solides et avec des mamelles généreuses".

Travailler avec ses enfants, "la plus belle chose qui soit"

Cela a payé ce 2 mars. Le Doubs, Charquemont et le GAEC des Jonquilles pourront se targuer d'avoir chez eux, et pendant un an, la plus belle jeune mamelle de France. Une victoire remportée face à 47 autres ruminants, et qui vient consacrer une façon de travailler. "Voir ma fille, qui s'investit vraiment dans les concours, en pleurs, c'est beaucoup d'émotions" ajoute Florence. "On a réussi à travailler avec nos enfants, à leur transmettre notre passion du métier. C'est la plus belle chose qui soit".

Rosario, elle, profitera de la vie parisienne encore une journée, dimanche 3 mars, avant de revenir dans le Doubs le lendemain. Avec un statut un peu particulier. "C'est sûr que maintenant, on va la chouchouter" conclut Florence Martin. "Cela restera à jamais un souvenir exceptionnel".