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Orages et grêle en Auvergne-Rhône-Alpes : entre 20 et 25 communes reconnues en état de catastrophe naturelle

Des averses de grêle ont fait de nombreux dégâts en Auvergne-Rhône-Alpes. / © Damien Borrelly / France 3 Alpes
Des averses de grêle ont fait de nombreux dégâts en Auvergne-Rhône-Alpes. / © Damien Borrelly / France 3 Alpes

Après les violents orages du week-end du 15 juin, une 20aine de communes de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie vont être classées en "catastrophe naturelle", permettant de déclencher des indemnisations exceptionnelles. L'état de calamité agricole sera également reconnu.

Par M.D. avec AFP

L'état de catastrophe naturelle sera bientôt reconnu en Ardèche, dans la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie après la grêle et les violentes intempéries du week-end du 15 juin. Une reconnaissance qui concernera de 20 à 25 communes, selon le ministre de l'Agriculture qui s'est exprimé devant le Sénat ce jeudi 20 juin.

"Demain (vendredi), le ministre de l'Intérieur évoquera les communes qui vont être classées en catastrophe naturelles", a précisé Didier Guillaume. De quoi permettre de déclencher des indemnisations exceptionnelles pour les victimes de ces intempéries. Et pour les agriculteurs, dont beaucoup ont subi de lourdes pertes"évidemment, nous répondrons par les moyens habituels de calamités et de dégrèvement de (taxes) sur le foncier, et avec des reports de cotisations (MSA, la sécurité sociale des agriculteurs, NDLR) pour faire face".
 

Bémol : beaucoup d'agriculteurs non-assurés contre la grêle sur leurs récoltes risquent de ne pas être indemnisés, malgré la reconnaissance administrative de l'état de calamité agricole. C'est pourquoi le sénateur Les Républicains Gilbert Bouchet a demandé du "cas-par-cas" pour "éviter des faillites" dans le monde agricole.

"Le système actuel n'est pas à la hauteur", a répondu le ministre qui propose de "travailler" avec les organisations agricoles, le secteur bancaire et les parlementaires sur la mise en place d'un système "d'assurance récolte". Un système qui serait "accessible" à tous les agriculteurs et "inter-filière", mais pas encore effectif. "Nous ne pouvons pas continuer comme nous le faisons depuis 10 ans, a encore constaté Didier Guillaume en évoquant la multiplication des aléas climatiques. Aujourd'hui, tous les risques ne sont pas assurables, par exemple les calamités de grêle sur verger ce n'est pas assurable".
 

"Il faut mettre autour de la table les professionnels de l'agriculture, le secteur bancaire et les parlementaires qui devront le faire vraisemblablement dans le cadre d'un texte pour (...) faire en sorte qu'une assurance-récolte obligatoire, ou en tous cas généralisée, soit mise en place", a-t-il conclu.

 

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