Élection du président de la Métro de Grenoble : Eric Piolle demande l’organisation d’une primaire au sein de la majorité

Quel président pour la Métropole Grenobloise ? Face au sortant Christophe Ferrari, un autre candidat issu de la majorité, Yann Mongaburu, président du Syndicat Mixte des Mobilités de l'Aire Grenobloise, soutenu par Eric Piolle. Le maire de Grenoble demande une primaire pour départager les 2 hommes.

Eric Piolle, le maire de Grenoble, demande l’organisation d’une primaire au sein de la majorité pour l'élection du président de la Métroplole.
Eric Piolle, le maire de Grenoble, demande l’organisation d’une primaire au sein de la majorité pour l'élection du président de la Métroplole. © FREDERICK FLORIN / AFP
Après les élections municipales, les 119 conseillers de Grenoble Alpes Métropole doivent élire leur président ce vendredi.
 

Bataille politique à la veille de l’élection

Pourtant renforcée après les élections municipales, la majorité de gauche et écologiste part divisée pour ce scrutin métropolitain en présentant deux candidats.
Christophe Ferrari, le président sortant, ex-socialiste et maire de Pont-de-Claix, et Yann Mongaburu, un proche du maire EELV de Grenoble. 
 
Eric Piolle propose une solution et "demande une primaire au sein de la majorité pour qu’après le premier tour des municipales du 15 mars et ses 37 maires élus, le second tour du 28 juin et ses 12 maires de plus, ceux qui ont, à l’échelle de la métropole perdu ces élections, ne se retrouvent pas en situation d’arbitrer… que ce soit Les Républicains, la République En Marche ou le Rassemblement National…".

Invité du journal des Alpes, Christophe Ferrari "trouve qu’une primaire c’est une bonne chose dès lors qu’elle est préparée ou anticipée. Lorsque Yann Mongaburu a annoncé sa candidature début juin, personne n’a évoqué l’idée d’une primaire. Il a fallu attendre tout le mois juin, jusqu’à 10 jours avant l’élection même, pour que la question de la primaire sorte du chapeau. Elle n’est aujourd’hui pas partagée par deux groupes composant la majorité, celui des "petites communes" (ADIS) et le groupe PASC (qui rassemble notamment les socialistes), parce que toutes les conditions ne sont pas réunies."

Dans ce contexte, l’actuel président de la Métro a proposé de retirer sa candidature si un 3e nom émergeait : "mais à condition que dans ce cas-là Yann Mongaburu retire la sienne aussi et que le candidat ou la candidate ne soit pas issu(e) de la ville centre. Parce que le sujet c’est bien l’équilibre territorial, tout ne peut pas être concentré dans les mains de la ville de Grenoble demain. Je l’ai proposé, cela a été rejeté, dont acte."
 
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Élection du président de la Métro : Christophe Ferrari invité du JT du 15 juillet
 

Tractations

Christophe Ferrari pourra compter sur le soutien d’au moins 24 Maires de la Métropole, tous issus du groupe ADIS, qui l’ont fait savoir dans un communiqué ce jeudi 16 juillet.
Parmi les communes représentées celles de Seyssinet-Pariset, Gières, Poisat, ou encore la très convoitée commune de Meylan.

Un peu plus tôt, un groupe de 39 élus baptisé "Une Métropole d’Avenir" annonçait sa création. Groupe dont la co-présidence est assurée par Céline Deslattes, élue comme Yann Mongaburu dans la majorité d’Eric Piolle, à la Ville de Grenoble.
 

2 autres candidats dans la course

49 communes, 119 conseillers pour les représenter et 4 candidats pour un fauteuil.

Deux nouveaux noms s’inscrivent désormais dans la course à la présidence de la collectivité et de ses 450.000 habitants : celui d’Olivier Six, conseiller municipal LREM à Grenoble, et celui de Dominique Escaron, maire du Sappey-en-Chartreuse, désigné par les élus de la droite et du centre. 

Le vote a lieu ce vendredi dès 14h à Alpexpo lors du Conseil métropolitain.
 
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