Gilets jaunes : Julien Terrier interpellé et placé en garde à vue avec une autre figure du mouvement

Photo d'archives. / © Jean-Christophe Pain / France 3
Photo d'archives. / © Jean-Christophe Pain / France 3

Le leader des "gilets jaunes" de l'Isère, Julien Terrier, et Jérôme Bouzendorffer, autre membre très actif, ont été placés en garde à vue ce matin. Vendredi, ils avaient appelé à mener une action au péage de Voreppe, en plein chassé-croisé des vacances scolaires.

Par M.D.

Au matin de la 15e semaine de mobilisation des "gilets jaunes", ce samedi 23 février, deux leaders du mouvement ont été interpellés chez eux et placés en garde à vue, indique le procureur de la République de l'Isère.

Julien Terrier et Jérôme Bouzendorffer ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête menée par le parquet pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou dégradations" et "organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration préalable", ajoute le procureur, Éric Vaillant.

Ils se trouvent toujours dans les locaux de la gendarmerie où ils sont auditionnés. Vendredi, Julien Terrier avait appelé, dans une vidéo publiée par le Dauphiné Libéré, à "ouvrir le péage de Voreppe", sur l'A48, pour "sortir de ces marches qui sont en train de tourner au vinaigre". Le tout en plein chassé-croisé des vacances scolaire, alors que ce samedi s'annonce noir sur les routes d'Auvergne-Rhône-Alpes.
 

Et le leader du mouvement n'en est pas à sa première interpellation. Le 8 décembre, il avait été placé en garde à vue pour pour "manifestation illicite" et "participation délictueuse à une manifestation illégale" puis libéré quelques heures plus tard. Le même jour, plus d'une vingtaine d'interpellations avait eu lieu et Julien Terrier déclarait : "que des gens viennent avec l'envie de casser, je ne peux pas en être responsable, je n'en suis pas l'organisateur."

Ce week-end, les "gilets jaunes" se donnent rendez-vous à Clermont-Ferrand pour un rassemblement qui réunira des participants de toute la région. Près de 300 000 euros ont été déboursés pour la sécurisation de la ville et de nombreuses perturbations sont à prévoir si vous comptez vous rendre sur place.

 

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