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Lyon-Turin : “Ne pas faire la ligne à grande vitesse coûterait beaucoup plus cher” qu'achever le projet

Giuseppe Conte, chef du gouvernement italien, a estimé qu'il serait plus avantageux de venir à bout du projet Lyon-Turin. / © Bertrand GUAY / AFP
Giuseppe Conte, chef du gouvernement italien, a estimé qu'il serait plus avantageux de venir à bout du projet Lyon-Turin. / © Bertrand GUAY / AFP

Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s'est prononcé en faveur de la réalisation de la LGV Lyon-Turin, mardi 23 juillet, estimant qu'en venir à bout serait plus avantageux financièrement.

Par MD avec AFP

Alors que le projet alimente la polémique depuis des mois au sein de la majorité en Italie, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a affirmé sa position sur la réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin. "Ne pas faire la ligne à grande vitesse coûterait beaucoup plus cher" que mener le projet à son terme, a estimé Giuseppe Conte mardi 23 juillet, ajoutant avoir "dit cela en gardant à l'esprit les intérêts nationaux".

Les travaux sont toujours en cours pour ce projet ferroviaire franco-italien traversant les Alpes, mais il divise toujours la majorité italienne au pouvoir. Tandis que la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini est favorable à cette liaison, le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) de Luigi Di Maio reste farouchement opposé au projet qu'il considère comme un gaspillage d'argent public.

"La France s'est exprimée pour la réalisation de cette oeuvre. Il s'ensuit que si nous voulions bloquer le travail, nous ne pourrions pas le faire", a poursuivi le chef du gouvernement italien (proche du M5S) en expliquant que l'Union européenne serait disposée à augmenter la part de son financement. "L'Europe serait prête à augmenter les fonds, ce qui impliquerait une économie pour l'Italie", a-t-il encore déclaré.

 

Confortés par les Européennes


Les dissensions sur le projet côté italien ont un temps laissé craindre un abandon du projet mais les résultats des élections européennes ont semblé le remettre sur les rails. Les électeurs du Piémont, la grande région industrielle du nord-ouest de l'Italie, se sont en effet prononcés à 85% pour la Ligue et le Parti démocrate, qui soutiennent le Lyon-Turin.
 

Côté français, le projet est soutenu par la ministre des Transports Elisabeth Borne. Jeudi 18 juillet, une délégation de députés français s'est rendue sur le chantier de la liaison ferroviaire pour exprimer leur détermination à la poursuite du projet.

Vieux de plusieurs décennies, le projet de LGV Lyon-Turin vise à réduire les transports de marchandises en camion au profit du rail et à diviser par deux le temps de trajet pour les passagers, en mettant Turin à deux heures de Lyon. Son élément central est un tunnel de 57,5 km, qui a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises, et dont le coût est estimé à 8,6 milliards d'euros.

 

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