Le secrétaire d'État à l'industrie Christophe Sirugue a répondu aux élus puydômois qui l'avaient alerté à propos de la fermeture de l'usine de la Seita de Riom. Il a assuré le 30 novembre que le gouvernement était « très mobilisé » pour suivre cette décision « extrêmement difficile ».
Mercredi 30 novembre, le gouvernement a été interpellé par des élus puydômois concernant l'annonce de la fermeture de l'usine de production de cigarettes de la Seita, basée à Riom (Puy-de-Dôme). La députée PS Christine Pirès-Beaune a profité de la séance des questions au gouvernement pour demander au Premier ministre Manuel Valls d'agir pour sauvegarder le site. Dans le même but, le président du conseil départemental Jean-Yves Gouttebel s'est adressé par courrier au secrétaire d'État chargé de l'industrie Christophe Sirugue.
Celui-ci a souhaité rassurer les élus auvergnats. « Je tiens à dire que nous sommes très mobilisés : à la fois mon ministère, mais aussi l'ensemble du gouvernement, avec notamment les services de Myriam El Khomri, pour suivre cette décision extrêmement difficile et extrêmement dure », a déclaré mercredi 30 novembre Christophe Sirugue à l'Assemblée nationale, répondant à Christine Pirès-Beaune.
L'usine de Riom, dans le Puy-de-Dôme, compte environ 239 postes et le centre de recherche de Fleury-les-Aubrais (Loiret) 87 autres. Seita, numéro deux du marché du tabac en France, est la filiale française du britannique Imperial Tobacco.
« Nous serons extrêmement vigilants » assure Christophe Sirugue
« Nous sommes confrontés à des groupes qui ont des stratégies qui sont internationales, des stratégies que nous contestons lorsque nous n'avons pas d'explications véritables sur les motivations en dehors des profits que vous mentionnez, et sachez que nous serons extrêmement vigilants », a poursuivi le secrétaire d'État.Pour justifier ces fermetures, qu'il envisage au deuxième semestre 2017, Seita met en avant « la chute continue de ses ventes dans ses principaux marchés et la forte baisse de production qui en résulte ». Le groupe pointe aussi du doigt une chute d'activité de 24% en trois ans en France.
« Au moment où je m'exprime, le groupe [Seita] est reçu à mon cabinet de manière à ce que nous puissions obtenir à la fois des informations et des explications sur les décisions annoncées et les éléments qui l'amènent à considérer qu'il doit supprimer toute implantation sur le territoire national », a indiqué M. Sirugue.
« Fort de ces explications, nous aurons bien sûr des exigences, en termes de dialogue avec les organisations syndicales et les pouvoirs publics, de dialogue sur les conséquences et la part qu'ils prennent dans les conséquences qu'il pourrait y avoir si cette décision était inéluctable », a-t-il ajouté.
Après la fermeture de l'usine de Carquefou, près de Nantes, en 2014, Riom était la dernière fabrique de cigarettes en activité en France continentale. Seita y fabrique les paquets de cigarettes de marques Gauloises, News, JPS et Royale.