Blocage à l'Université Lyon 2 pour dénoncer la précarité étudiante

Au lendemain de la journée de rassemblement et d'hommage à l'étudiant qui s'est immolé par le feu, des opérations de blocage sont organisées ce mercredi 13 novembre sur les campus. Résultat : l'Université Lyon 2 a décidé de la fermeture administrative de celui de Porte des Alpes, à Bron.

Université Lumière Lyon 2
Université Lumière Lyon 2 © V. Benais
Des containers poubelles renevrsés au niveau des entrées. Des trottinettes plantées devant les grilles. Sur les deux campus de l'Université Lyon 2, des opérations de blocage ont été organisées tôt ce matin pour dénoncer la précarité étudiante.
Ces actions interviennent au lendemain d'une grande journée de rassemblement, partout en France, en hommage à l'étudiant de 22 ans qui s'est immolé devant les locaux du Crous de Lyon le 8 novembre.

Le campus de Bron fermé pour la journée

Peu après 7 heures du matin, l'Université de Lyon 2 publiait un message sur les réseaux sociaux annonçant qu "en raison d’un blocage en cours sur le campus Porte des Alpes, les conditions ne permettent pas d’accueillir étudiants et personnels. Par conséquent le campus de Bron sera fermé pour la journée de ce mercredi".
 
Malgré quelques tentatives de blocage, les cours ont été maintenus sur le campus des quais du Rhône.

Ce blocage a également été largement relayé par des étudiants sur les réseaux sociaux. "Stop aux précaricides" pouvait-on lire sur une photo d'une banderole déployée aux portes d'un des campus de l'Université Lyon 2.
Dénoncer la précarité étudiante, c'est le leitmotiv des organisations syndicales depuis le drame de vendredi. Avant de s'immoler, le jeune homme avait publié un message d'explication, faisant état de sa grande précarité financière, étant privé de bourse.
 

Des blocages qui ne font pas l'unanimité

Dans un communiqué, l'UNI Lyon dénonce "la récupération politique ignoble d’un drame humain". L'Union Nationale Inter-universitaire s'insurge d'actes qualifiés d'inacceptables commis dès la veille dans les facultés lyonnaises.
Blocages, vandalisme, intrusion et climat d'insécurité : l'organisation syndicale réaffirme la protection de la liberté d'étudier. "Personne ne devrait capitaliser sur la souffrance. L’émotion ne légitime pas ces actes et ne résoudra en rien les problèmes que rencontrent de nombreux étudiants" est-il également indiqué dans ce communiqué.
 
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