Le maire de Lyon réclame 200 policiers à Gérald Darmanin

Grégory Doucet, le maire de Lyon, a annoncé, ce lundi 14 septembre, avoir demandé au ministre de l'Intérieur 200 policiers supplémentaires pour enrayer la baisse des effectifs, alors que la métropole subit une multiplication de débordements nocturnes.

Le maire de Lyon Gregory Doucet rencontrera Gerald Darmanin, Ministre de l'Intérieur, à la fin du mois.
Le maire de Lyon Gregory Doucet rencontrera Gerald Darmanin, Ministre de l'Intérieur, à la fin du mois. © Stéphane Guiochon / Maxppp
Le maire EELV de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé, ce lundi 14 septembre, avoir demandé au ministre de l'Intérieur d'affecter 200 policiers supplémentaires sur sa ville pour enrayer la baisse des effectifs.
    

Une rencontre à la fin du mois

"J'ai écrit au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, il y a 48 heures, pour lui demander un renforcement des effectifs de police nationale puisqu'on souffre d'un déficit de policiers nationaux", a déclaré l'élu écologiste au micro de Radio Scoop. "J'ai demandé 200 policiers supplémentaires sur la ville. Je dois le rencontrer avant la fin du mois. Donc j'espère que lui aussi aura pu faire ses calculs et qu'il pourra m'apporter une réponse", a ajouté M. Doucet.
    

La sécurité publique, "dernière servie"

Les effectifs de la Direction départementale de la Sécurité publique (DDSP) dans le Rhône, qui comprend 3 circonscriptions autour de Lyon, Givors et Villefranche-sur-Saône, sont actuellement d'environ 2 800 personnes, selon une source proche du dossier. Une fiche de poste publiée en juillet 2018 pour un recrutement au sein de la DDSP, encore consultable sur internet, mentionnait des effectifs de 3 110 personnes à l'époque. "Depuis 18 mois, ça ne fait que baisser", confirme Pierre Tholly, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale. "Ce qui nous manque pour tourner de manière correcte, ce sont 250 collègues supplémentaires, soit en gros 10% des effectifs actuels", estime-t-il. "Les sorties d'école de police se font prioritairement vers les CRS, pour le maintien de l'ordre, et vers des directions comme la Police aux frontières, et finalement la Sécurité publique est la dernière servie", regrette le syndicaliste.
    

Un dossier brûlant

Sollicitée, la préfecture n'a pas souhaité réagir.  Interrogé par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes le 24 juillet dernier, le préfet du Rhône avait assuré qu'il réunirait les maires et le président de la métropole, pour "regarder quels sont les moyens à mettre en œuvre thème par thème. C'est-à-dire sur les rodéos, les tirs de mortier, la lutte contre les stupéfiants et autres". Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu. Depuis plusieurs mois, le centre-ville de Lyon est particulièrement touché par ce type de débordements nocturnes. Un collectif de riverains a annoncé qu'il porterait plainte contre l'état pour dénoncer le manque de moyens alloués à la sécurité dans la métropole de Lyon. 
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