Cet article date de plus de 3 ans

Vidéo. Plusieurs associations de Lyon au secours des femmes esclaves de Daesh en Irak

Vendue plusieurs fois à des combattants de Daesh, Zéré, 28 ans a été "rachetée" par les Yezidis. Une transaction courante pour sortir ces femmes du cauchemar de L'Etat Islamique. Mère de trois enfants, elle tente de se reconstruire dans un programme en partie financé par des associations lyonnaises.
Le mari de Zéré a disparu. Elle ne sait même pas s'il est toujours en vie. Avec lui et leurs deux enfants, Zéré a été kidnappée puis utilisée pendant plusieurs mois comme esclave sexuelle. 

Vendue six fois à des combattants de Daesh, la jeune femme de 28 ans a finalement été rachetée un peu plus de 2000 dollars par un conseil Yezidi. 

Une transaction courante quand les membres de la communauté parviennent à réunir assez de fonds pour faire sortir les femmes de captivité. 
Dans le camps d'Eysan, parmi les 15 000 personnes déplacées, 95 rescapées des camps. Un père raconte qu'il a payé entre 2000 et 3500 dollars pour retrouver ses filles.

Episode 3 Série Irak


La fondation Mérieux, très investie dans cette région de l'Irak,  les a rencontrées et s'engage à essayer de les aider à se reconstruire. (ndlr : la fondation Mérieux basée à Lyon co-finance notamment un centre médico-social et une fabrique de savons à proximité de ce camp).
En Irak les père de familles yezidis doivent racheter leurs filles à Daesh ©France 3 Rhône-Alpes

Femmes esclaves de Daesh rachetées pour 2000 dollars par leurs familles

Enceinte du troisième enfant qu'ils attendaient avec son mari,  Zéré a été placée dans un camp de Daesh : "on m’a laissée sans boire, ni manger" et "ma fille de 7 ans, ils l'ont souvent frappée".

Des enfants traumatisés

Elle a donné naissance à son troisième enfant en captivité. Agés de 3, 7 et 10 ans, ils sont tous été traumatisés et souffrent de troubles du comportement. La famille habite dans un logement tout près d'un centre médico- social en construction à Shekhan au nord du pays. 


Cette structure financée par trois associations lyonnaises et la Région Auvergne Rhône-Alpes permettra à ces femmes d'être suivies sur le plan médico-social. 

La France fait partie de leurs rares soutiens par le biais de certaines associations comme les Fondations Mérieux et Saint Irénée, des associations lyonnaises très engagées notamment auprès des femmes et des enfants.


Retrouver sa dignité

Pour Zéré, c'est aussi une chance de se reconstruire puisqu'elle pourrait y trouver du travail. Des projets de savonnerie et de salon de coiffure, à l'intérieur du centre, sont prévus pour permettre à ces femmes de retrouver une activité et contribuer à l'économie locale.
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