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Savoie. Un an de prison avec sursis requis en appel contre le chasseur qui avait pris des ânes pour des biches

Le palais de justice de Chambéry
Le palais de justice de Chambéry

750 euros d’amende pour avoir tué 4 ânes qu’il avait pris pour des biches. Un chasseur jugé en appel à Chambéry pourrait écoper d’une peine beaucoup plus lourde. Le parquet a requis ce mercredi 29 mai 2019 un an de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende.
 

Par France 3 Alpes avec AFP

Un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende ont été requis mercredi devant la cour d'appel de Chambéry contre un chasseur suisse qui avait tué quatre ânes en prétendant les avoir pris pour des biches.

Ce chasseur s'était rendu en 2017 à Arith pour y participer à une chasse au cerf. Il avait croisé un troupeau d'ânes, et en avait tué quatre, à faible distance, en rechargeant sa carabine à chaque fois.
 

Le tribunal l'avait condamné à 750 euros d'amende en juin dernier - et à indemniser la propriétaire des ânes -  en estimant qu'il avait pu confondre les deux sortes d'animaux.
 

L'avocat général au contraire a estimé mercredi que le chasseur n'avait pu faire une telle confusion, a expliqué Me Patrice Grillon, l'avocat de l'association Stéphane Lamart et de la SNDA (Société nationale pour la défense des animaux).

Il a considéré qu'il y avait eu dans cette affaire cruauté envers les animaux, deux au moins des ânes ayant longuement souffert avant de devoir être abattus.

Le maximum encouru dans une telle affaire est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

Pour sa défense, le chasseur a expliqué qu'il s'était disputé la veille avec son amie, qu'il n'avait très mal dormi, et il a reconnu qu'il n'aurait pas dû venir chasser ce jour-là.

Me Grillon s'est dit satisfait de la position du parquet dans cette affaire, tout en relevant une sorte de "ségrégation" entre espèces animales, car si le chasseur avait effectivement tué des biches, "la souffrance animale aurait été la même, mais ce n'aurait malheureusement pas été pénalement répréhensible", ne s'agissant pas d'animaux domestiques.

L'arrêt sera rendu le 3 juillet.

 

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