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Plan montagne : cap sur le casse-tête du logement en stations

La station de ski de Val d'Isère, dans la vallée de la Tarentaise / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
La station de ski de Val d'Isère, dans la vallée de la Tarentaise / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Logements insalubres, vétustes, trop chers ou trop rares... L'hébergement en montagne est une véritable difficulté, qui n'a toujours pas trouvé de solution. La Région prévoit d'investir 20 millions d'euros sur trois ans.

Par Cécilia Sanchez

Après un premier volet consacré à l'enneigement, le Plan Montagne s'attaque désormais au casse-tête de l'hébergement dans les stations de ski. Le conseiller régional et maire de Moûtiers Fabrice Pannekoucke a présenté cette nouvelle étape, qui promet de nouvelles subventions pour les rénovations et les créations de logements.
 

Davantage de subventions

Mais que propose concrètement la région ? Elle incite les communes et collectivités à déposer des dossiers de demande de subventions pour des prises en charge allant jusqu'à 100% des coûts de rénovation ou d'acquisition. Elle s'intéresse aussi bien aux hébergements pour les saisonniers, les touristes que les centres de vacances (détails dans l'encadré).


La situation est particulièrement alarmante pour les saisonniers, en grande difficulté pour trouver des logements en montagne. Les propriétaires préfèrent s'adresser aux vacanciers, des locations bien plus rentables.
 

Ainsi, les loyers explosent et deviennent inaccessibles pour ces travailleurs précaires. Certains n'ont d'autres choix que de se tourner vers des logements insalubres ou non réglementaires, qui les mettent en danger.
 

En janvier 2016, un couple de saisonniers est décédé, intoxiqué au monoxyde de carbone suite à un chauffage défaillant dans leur camion à Argentière, dans la vallée de Chamonix. Trois ans auparavant, un autre couple avait trouvé la mort dans l'incendie de son fourgon à La Clusaz.

Après l'hébergement, le Plan Montagne s'attaquera à l'accès aux stations, le numérique et la santé. 

Saisonniers
- La création ou la réhabilitation de logements collectifs (40 % du coût d’acquisition / ou 40 % du coût des travaux d’aménagement, plafonnés à 400 000 €) ;

- L’aménagement des aires de structures légères existantes (80 % du coût des travaux, plafonnés à 80 000 €).
 
Centres de vacances
- L’aide à l’acquisition foncière ou immobilière (40 %, comme pour la réhabilitation) ;

- L’aide aux travaux pour la création ou la réhabilitation (dispositif tourisme, 30 % du coût du projet, plafonnés à 250 000 € + bonus de 150 000 €).

Immobilier de loisirs
- L’aide au déploiement des espaces propriétaires ou services équivalents destinés aux propriétaires par la commune ou l’intercommunalité (40 %, plafonnés à 50 000 €) ;
- L’aide au rachat des résidences en perte d’attractivité touristique par la commune ou l’intercommunalité (40 %, plafonnés à 600 000 €) ;

- L’aide aux communes mobilisant un fonds de travaux destiné à la rénovation des logements locatifs privés (100 % du fonds travaux, mais dans la limite de 150 000 € par station).

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