Grève des bus à Besançon : la ville n'a pas connu de matin chagrin

Le secteur de Chamars ce matin à l'heure de pointe. Si si ! / © Laurent Brocard
Le secteur de Chamars ce matin à l'heure de pointe. Si si ! / © Laurent Brocard

Les 35 000 usagers bisontins avaient tremblé la semaine dernière en apprenant que les chauffeurs du réseau de bus Ginko allaient débrayer en cette veille de rentrée mais la matinée a été calme. 78% des chauffeurs en grève.

Par Clément Jeannin

Les mauvaises langues diront que l'absence des bus aura bien contribué à fluidifier le trafic dans Besançon. D'autres rapelleront que les Bisontins ont aussi posé des RTT en vue de la rentrée des classes demain. Et que les plus sportifs avaient ressorti baskets et bicyclettes pour se rendre au travail, donnant aux grandes artères de la ville une impression de calme.

Reste à voir la circulation en fin de journée. Tient, d'ailleurs. La circulation sur Besançon avec les travaux du tram. C'est l'un des motifs de la grogne des chauffeurs de bus qui débrayent aujourd'hui. Une grève suivie à 78 % . Les chauffeurs parlent de conditions de travail dégradées à cause du tram, prenant l'exemple de certains passages de feux nécessitant 30 à 35 minutes (qui a dit la rue Charles Nodier près de la Préfecture?).

Les autres griefs sont les mêmes depuis des mois : la suppression de 149 rotations et de 4 lignes ainsi que les mauvaises conditions sanitaires dans les dépôts. La grève n'est pas reconductible. Les bus circuleront donc demain. Demain qui risque d'être finalement le jour le plus dense de la semaine au niveau de la circulation!

Voyez le reportage tourné ce matin d'Emmanuel Rivalain et Laurent Brocard
 
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grève des bus à Besançon

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