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Le bras de fer entre Montebourg et Mittal se joue à l'Elysée

Le président de la République reçoit le patron indien du d'ArcelorMittal mardi 27 novembre 2012. Les 20 000 salariés français du groupe, dont ceux de Bourgogne, suivent avec anxiété le résultat de cette entrevue, qui aura lieu vers 18h.
L'avenir du site sidérurgique de Florange conditionne celui de 20 000 salariés français du groupe ArcelorMittal .
L'avenir du site sidérurgique de Florange conditionne celui de 20 000 salariés français du groupe ArcelorMittal .
En Bourgogne, les employés des sites de Gueugnon et du Creusot en Saône-et-Loire, d'Imphy dans la Nièvre ou encore de Sainte-Colombe-sur-Seine en Côte d'Or retiennent leur souffle. En effet, Arnaud Montebourg et la famille Mittal s'opposent vivement sur l'avenir du site de Florange, en Moselle. L'hypothèse de sa nationalisation provisoire a été avancée par le ministre du Redressement productif.

Le groupe indien a aussitôt mis dans la balance ses 20 000 salariés en France, affirmant que nationaliser Florange serait de nature à remettre en cause la présence du numéro un mondial de l'acier dans l'Hexagone.

François Hollande jouera donc le rôle d'arbitre dans cette partie de bras de fer. L'homme d'affaires Michel-Edouard Leclerc, patron du groupe éponyme et habitué de négociations houleuses  avec l'industrie agro-alimentaire, a livré son analyse personnelle : "peut-être que Montebourg joue celui qui met le glaive pendant que le président va recevoir Mittal (...) et ils trouveront peut-être une porte de sortie sous la pression". Pour le député UMP Henri Guaino, ex conseiller de Nicolas Sarkozy, "Arnaud Montebourg a tort d'utiliser une forme polémique, mais, sur le fond, il a raison : l'Etat ne peut pas rester indifférent au sort de la sidérurgie".
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