Tout commence par un coup de chance. Un amateur d'art achète 1400 euros chez un antiquaire parisien une toile non signée : une tête à la renverse à la peau légèrement rosie. Il a l'intuition d'avoir trouver une pépite. Après deux années de recherche, cet amateur rencontre Jean-Jacques Vernier, expert du maître d'Ornans et vice-président de l'Institut Courbet. La thèse du propriétaire du tableau pourrait être juste. Ce visage serait celui de Joanna Hiffenan, la compagne du peintre James Whistler, un modèle partagée par les deux peintres. Cette toile aurait été découpée dans une plus grande. L'origine du monde aurait aussi était découpée dans cette toile. Grâce à des analyses scientifiques, cette thèse est fort probable. On connaît mieux le parcours du "bas" du tableau, une oeuvre qui aurait pu valoir la prison à son auteur si elle avait été publique à l'époque. C'est un diplomate turc qui l'a achetée et aujourd'hui c'est un des chefs d'oeuvre du musée d'Orsay. Le parcours du "haut" demeure, lui, en revanche totalement mystérieux. Le vice-président de l'Institut va l'inscrire au catalogue raisonné de Gustave Courbet.
L'interview de Jean-Jacques Fernier, président de l'Institut Courbet, réalisée par Paris-Match