Les laboratoires de biologie médicale interpellent la Ministre de la Santé

Des centaines d'échantillons dans un laboratoire d'analyses / © FTV
Des centaines d'échantillons dans un laboratoire d'analyses / © FTV

Après une grève effectuée entre le 4 et le 8 février dernier, les Laboratoires de biologie médicale passent à l'action : ils ont remis en mains propres ce lundi 25 mars une lettre à la Ministre de la Santé Marisol Touraine.

Par F.L.

Ce sont les représentants de la Plateforme d'Exercice Professionnel (PEP : regroupement composé de syndicats nationaux et régionaux, des réseaux de laboratoires, des syndicats de jeunes biologistes et d'associations) qui se sont chargés de remettre la lettre à la Ministre.

Une pétition à l'appui
Forts de 500 000 signatures de patients en colère, l'ensemble de la profession de la biologie médicale souhaite alerter sur "le point de rupture qui approche dangereusement dans les laboratoires de biologie médicale."

Un dialogue rompu
Selon la Plateforme, "Mr Van Roekeghem Directeur Général de la CNAMTS (Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) avait accepté, pour la première fois en 7 ans, de s'asseoir de façon sérieuse à la table des négociations.
De manière brutale, les services du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé ont mis fin à cette amorce de dialogue aboutissant à un projet de décret de nomenclature contre lequel toute la profession se dresse.
Le Projet entraînera la perte de 8 000 emplois en France à court terme, provoquera la fermeture de nombreux sites et occasionnera de nouvelles désertifications des soins et du diagnostic."


Une perte de 8000 emplois
"La baisse de tarif, envisagée par l’Assurance maladie et voulue par la Direction de la Sécurité sociale entraînera la perte de 8 000 emplois à court terme dans le secteur de la biologie médicale en France et la fermeture totale ou partielle de nombreux sites générant de nouvelles désertifications des soins et du diagnostic, y compris dans les zones urbaines.
Ponctionner lourdement les laboratoires de biologie médicale et ce, de manière automatique jusqu’en 2017, reviendrait à anéantir une profession qui prend soin
de 500 000 patients chaque jour, et sans qui les retards de diagnostic seraient légion avec toutes leurs conséquences humaines et économiques à venir."


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