Le tribunal de Dijon rendra, le 27 septembre 2013, sa décision sur une procédure d'expulsion visant une soixantaine de demandeurs d'asile, qui occupent depuis trois semaines un bâtiment désaffecté de l'Unedic, a indiqué un collectif d'associations.
Le bâtiment, situé rue René Coty dans le centre de Dijon, est occupé depuis le 5 septembre 2013 par une "soixantaine" de personnes, originaires de plusieurs pays africains comme le Mali, le Tchad ou encore la Somalie, a précisé à l'AFP le porte-parole du collectif, Paul Garrigues.
Propriété de l'Unedic, ces locaux sont un "ancien pôle emploi, laissé à l'abandon depuis quelques années", selon les associations de défense. Les occupants sont en partie des personnes expulsées début juillet d'un ancien squat, rue Bertillon, où logeaient à l'époque 75 demandeurs d'asile.
L'Unedic a entamé une procédure en référé, examinée vendredi matin par la justice, pour faire expulser les occupants.
"L'obligation par l'Etat de loger les demandeurs d'asile n'est pas respectée d'une part et d'autre part, le propriétaire n'a pas apporté la démonstration d'un dommage économique immédiat", les locaux n'étant pas utilisés, a fait valoir M. Garrigues.
L'avocate intervenant pour les occupants et le collectif, Me Dominique Clemang a demandé au tribunal d'accorder aux demandeurs d'asile le "délai maximal d'un an que prévoit la loi" avant leur expulsion. "Nous demandons un délai pour que l'Etat prenne ses responsabilités", a-t-elle ajouté.