Ciel (71): est-ce la réunion de la dernière chance pour les salariés de Val d'Aucy?

Christophe Lantoine, plus proche collaborateur d'Arnaud Montebourg, est présent.
Christophe Lantoine, plus proche collaborateur d'Arnaud Montebourg, est présent.

Les salariés ont bloqué la conserverie de légumes ce jeudi 24 octobre 2013. Ils se disaient mécontents des négociations en cours pour le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE). Elles se poursuivent lors d'une réunion tripartite à la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône, ce vendredi 25 octobre, à 15h. 

Par M. Ba

Ça a chauffé à l'usine de Val d'Aucy à Ciel, en Saône-et-Loire! Lors du comité d'entreprise, la direction a annoncé ce jeudi 24 octobre 2013 qu'elle souhaitait mettre un terme aux négociations du PSE estimant qu'elles n'avaient que trop duré. Cette information a immédiatement provoqué la colère des salariés, lesquels ont bloqué l'usine avec des palettes en feu.


blocage à Val d'Aucy à Ciel en Saône-et-Loire. / ©
blocage à Val d'Aucy à Ciel en Saône-et-Loire. / ©

Les salariés ont bloqué la voiture du directeur pour qu'elle ne puisse pas sortir du site. Pour les responsables de l'usine, ce geste a été interprété comme une séquestration. Ce que les grévistes démentaient affirmant que la direction pouvait entrer et sortir librement du site... mais sans son véhicule.

Le sous-préfet de Chalon s'est rendu sur place dans la soirée pour jouer le rôle de médiateur. Il a obtenu la tenue d'une réunion tripartite à la sous-préfecture de Chalon-sur-Saône pour ce vendredi 25 octobre 15 heures. Les membres de la direction sont sortis de l'usine escortés par des gendarmes. 

Le reportage de Damien Boutillet et Romy Ho-a-Chuck avec:
  • des salariés
  • Sandrine Bernadat, déléguée CGT de Val d'Aucy
DMCloud:120049
Val d'Aucy, le fil de la journée du 24 octobre
Val d'Aucy, le fil de la journée du 24 octobre 2013


Ce vendredi 25 octobre 2013, cela fait un an que les salariés de Val d'Aucy luttent contre la fermeture de leur site décidée par le groupe Cecab. Le désaccord entre eux et la direction porte sur le montant de l'indemnité supra légale de licenciement. Les salariés rejettent la proposition actuelle qui s'élève à 200 euros par année d'ancienneté.

Les salariés sont en lutte depuis un an. / ©
Les salariés sont en lutte depuis un an. / ©


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