Dijon : une jeune chercheuse en cancérologie reçoit le Prix Hélène Stark

Mélanie Bruchard, 26 ans, travaille au Centre Georges-François Leclerc à Dijon. Elle est lauréate du Prix Hélène Stark des jeunes chercheurs en cancérologie. Elle a mis en évidence des facteurs de résistance qui apparaissent chez certains patients.

Mélanie Bruchard
Mélanie Bruchard © Fondation ARC
La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer consacre plus de 10 millions d’euros par an aux jeunes chercheurs en cancérologie. Cette année, Les Journées Jeunes Chercheurs ont réuni 160 participants le 24 octobre 2013.

Après deux jours de présentation de leurs travaux et d’échanges en relation avec la recherche en cancérologie, le prix scientifique Hélène Stark a été remis aux lauréats pour récompenser et encourager les meilleurs jeunes chercheurs dans leurs parcours. Mélanie Bruchard, soutenue par la Fondation ARC pour sa 4e année de thèse, a été distinguée dans la catégorie Thèse, pour la présentation orale de ses travaux. Elle recevra un prix d’un montant de 3 500 euros.

Le parcours d’une scientifique dijonnaise

Après une licence en biochimie et un master 2 recherche avec une option cancérologie, Mélanie Bruchard a achevé sa thèse au département d’oncologie médicale du Centre Georges-François Leclerc à Dijon. Enseignante à l’université de Dijon, elle a participé à plusieurs congrès en France au cours desquels elle a présenté ses travaux sous forme de poster ou de communication orale.

Quel est son projet de recherche ?

Au Centre Georges-François Leclerc à Dijon, Mélanie Bruchard s’intéresse à l’impact complexe d’une molécule de chimiothérapie, le 5-fluorouracile (5FU), sur le système immunitaire des patients. Elle a montré que certaines cellules immunitaires produisent en réponse à la chimiothérapie une protéine appelé IL1β qui favorise la croissance tumorale. Cet effet indirect du 5FU explique les résistances qui apparaissent chez certains patients. En bloquant l’action de cette protéine, les chercheurs espèrent pouvoir rétablir l’efficacité de la chimiothérapie. Un essai clinique de phase II doit d’ailleurs être lancé à la suite de ses travaux.
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