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Manuel Valls veut réduire de moitié le nombre de régions, la Bourgogne et la Franche-Comté sont d'accord

Le Premier ministre a proposé de réduire de moitié le nombre de régions en France d'ici à 2017. Il a fait cette proposition lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale mardi 8 avril 2014. La fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté se précise.
© Patrick Kovarik AFP

Les Régions pourront proposer de fusionner, mais en l’absence d’accord après les régionales et les départementales de 2015, le gouvernement proposera une carte pour le premier janvier 2017, a déclaré en substance le nouveau Premier ministre. Il existe actuellement 26 régions (dont 22 en métropole).
Manuel Valls reprend ainsi la proposition faite par le président de la République François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier. Celui-ci avait suggéré le passage de 22 à 15 régions entraînant une fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté. 




François Patriat  est d'accord

Cette nouvelle réjouit François Patriat. Le président de la Région Bourgogne et sénateur de Côte d’Or avait déjà déclaré au début de l'année :  "J’aspire à ce que la Bourgogne et la Franche-Comté puissent faire une seule région. Une seule région qui aurait trois millions d’habitants, 50 000 étudiants, qui aurait la puissance nécessaire en termes de recherche, d’innovation, d’université".

"Le rapprochement des régions et la réforme des conseils départementaux en 2021 permettront de supprimer les doublons et d'alléger les charges de structure de façon significative. Je m'engage d'ailleurs à entamer les discussions avec la présidente du conseil régional de Franche-Comté afin de mettre en place la mutualisation des moyens et des compétences majeures de nos deux régions : transports, culture, formation professionnelle, etc", déclaré le patron de la Région Bourgogne suite à l’annonce de Manuel Valls.

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Vers une fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté
Reportage de Stéphanie Dépierre et Jean-François Guilmard avec :

La présidente de la Région Franche-Comté est contente

"Je suis contente, car suite aux annonces du président de la République j’avais commencé à envisager le système de rapprochement des régions et François Patriat et moi avions convenu d’un programme de coopération pour lequel nous devions nous rencontrer la semaine prochaine", déclare Marie-Guite Dufay. "Mais là, ce n’est pas de la coopération renforcée, c’est la fusion que nous allons pouvoir mettre en œuvre", précise-t-elle. "Le président de la Bourgogne et moi-même sommes décidés à aller vite. Je pense que notre assemblée du mois de juin pourrait être saisie de la question pour un premier débat et qu’il pourrait y avoir décision d’une assemblée unique d’ici la fin de l’année."


François Sauvadet proteste

Francois Sauvadet, vice-président des députés UDI et président du conseil général de Côte d’Or, s'exprimait à la tribune de l'Assemblée nationale à la place de l'ex-président du groupe Jean-Louis Borloo, qui a mis fin à sa carrière politique le week-end dernier. L'élu bourguignon a critiqué une volonté de "regroupement autoritaire des régions" et a refusé "un remake de la réforme des départements avec le redécoupage à la hache des cantons".
"L’idée peut être intéressante, mais franchement dire « soit vous vous mettez d’accord ou alors c’est l’Etat qui décidera », je ne pense pas que ce soit la bonne formule. Il faut qu’il y ait un dialogue avec les acteurs locaux. Je crains beaucoup la méthode Valls sur les relations avec les collectivités locales. Quand je vois comment il a maltraité les territoires ruraux en redécoupant avec des ciseaux aigus tous les départements de France, franchement, je ne suis pas très optimiste », a conclu le député de Côte d’Or.

 

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