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Pourquoi le prix des carburants est-il en baisse ?

Les prix des carburants vendus en France sont en baisse. La semaine dernière, ils ont atteint des niveaux parmi les plus bas observés depuis plusieurs mois. Cela va-t-il durer ?

Par B.L. avec l'AFP


Quel est le carburant qui a le plus baissé ?

  • Le gazole
    Le gazole est le carburant privilégié des Français avec plus de 80% des ventes. Depuis le début de l'année, le litre de gazole s'est affiché à six reprises au dessous des 1,30 euros. Son point le plus bas (1,2953 euros) a été enregistré lors du relevé du 1er août. La semaine dernière, il valait 1,2966 euro le litre, contre 1,3025 euros la semaine précédente, c'est-à-dire 0,59 centime d'euros de moins. C’est ce que confirment les relevés hebdomadaires publiés par le ministère de l'Écologie et de l'Énergie lundi 25 août 2014.
  • Le sans plomb 95
    De son côté, l'essence sans plomb 95 s'affichait à 1,4947 euro le litre, soit une baisse de 0,43 centime d'une semaine sur l'autre. C’est du jamais vu depuis la fin décembre 2013 pour le deuxième carburant le plus vendu en France.
     
  • Le sans plomb 98
    On constate la même évolution pour le litre d'essence sans plomb 98, qui valait lui 1,5594 euro la semaine dernière, contre 1,5646 euro la semaine précédente. Cela représente 0,52 centime de moins, soit son plus bas niveau depuis la mi-mars.

     


Comment expliquer cette baisse des prix ?

"On ne peut pas dire que les prix soient extrêmement bas, mais ils sont bas par rapport à ce qu'on a connu depuis deux ou trois ans", commente Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). "Par rapport à début juillet, le litre a perdu autour de 5 centimes, sur un plein de 60 litres, cela fait 3 à 4 euros, c'est significatif", dit-il.

Cette baisse reflète le reflux des prix du pétrole depuis plusieurs semaines. Ils ont même connu la semaine dernière plusieurs journées de fortes baisses. Le 18 août, le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi atteint en séance son plus bas niveau depuis le 26 juin 2013 à 101,16 dollars. Le lendemain c'était au tour du baril de "light sweet crude" (WTI) de tomber à son plus bas niveau depuis janvier à 94,48 dollars.
La semaine dernière, le prix du brut était plombé par le renforcement du dollar qui s'ajoutait à la double pression d'une demande faible et d'une offre abondante.

Cela va-t-il durer... ou pas ?

"Il faut noter l'importance de la production des pétroles de schiste aux Etats-Unis qui joue vraiment sur les marchés malgré les évènements géopolitiques", précise Jean-Louis Schilansky.
Cependant, il est probable que l'on ait atteint "un prix plancher, car si le pétrole brut venait vraiment à baisser sérieusement, l'OPEP prendrait des mesures pour restreindre l'offre" et maintenir un prix du brut autour de 100 dollars le baril, estime-t-il.

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