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Autoroutes : les sociétés d’autoroute veulent augmenter leurs tarifs au 1er février 2015

Les sociétés autoroutières proposent une augmentation des tarifs de 0,57% au 1er février 2015, dans le cadre de la hausse annuelle.
Ce dossier est à l’ordre du jour du comité des usagers qui se tient vendredi 28 novembre 2014.
PC des Autoroutes Paris Rhin Rhône à Saint-Apollinaire (21)
PC des Autoroutes Paris Rhin Rhône à Saint-Apollinaire (21) © France 3 Bourgogne

Pourquoi une nouvelle hausse est-elle à l'étude ?

Les tarifs des autoroutes augmentent chaque année au 1er février. L'inflation du mois d'octobre, prise en compte dans le calcul de cette hausse, est de 0,38%.
Chaque société autoroutière transmet à l'Etat sa proposition de hausse, et des négociations peuvent avoir lieu jusqu'à la fin du mois de janvier pour établir le taux réel de hausse. 
Au début du mois de novembre, Emmanuel Macron a promis d'imposer "beaucoup plus de pression" sur les sociétés autoroutières.

Pour rappel, en février 2014, la société de gestion d'autoroutes APRR avait annoncé une augmentation moyenne de 0,80% des tarifs sur son réseau pour toutes les classes de véhicules. La société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône exploite 2 215 km concédés par l'Etat, avec notamment un axe autoroutier entre Paris et Lyon et des autoroutes entre la Bourgogne et l'Europe du Nord.

Pourquoi l'Autorité de la concurrence dénonce-t-elle une "rente" des sociétés d'autoroutes ?

Un récent rapport de l'Autorité de la concurrence révèle que la rentabilité nette de ces sociétés après impôts, en 2013, a atteint entre 20 et 24%. Ces chiffres sont quasiment sans équivalent dans d'autres secteurs d'activité économique.

"La rentabilité exceptionnelle des SCA, largement déconnectée de leurs coûts et disproportionnée par rapport au risque de leur activité, est assimilable à une rente", estime l'Autorité.

Elle pointe aussi une hausse des péages qui a quasiment toujours dépassé l'inflation depuis dix ans. Les contrats garantissent en outre que les tarifs ne baisseraient pas, même en cas de déflation.
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