Chenôve : les deux personnes soupçonnées de détenir des armes ont été relâchées

L'Hôtel de police de Dijon, situé place Suquet / © Théo Souman
L'Hôtel de police de Dijon, situé place Suquet / © Théo Souman

Deux personnes avaient été arrêtées dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier 2015 à Chenôve, en Côte-d'Or, par le GIPN de Lyon et placées en garde à vue. Une enquête de vérification a eu lieu, mais les perquisitions n'ont pas révélé la présence d'armes ou d'objets suspects ou dangereux. 

Par Christophe Tarrisse

Au regard du contexte de l'attentat contre Charlie Hebdo, les forces de l'ordre à Dijon ont fait appel au GIPN de Lyon pour procéder jeudi soir vers 21h à l'interpellation de deux individus à Chenôve, en Côte-d'Or, près du cimetière de la commune, à la limite avec Dijon. Les deux personnes ont été entendues au commissariat place Suquet pour une enquête de vérification. 

La procureure de la République précise dans un communiqué : "qu'hier dans l'après-midi, un correspondant anonyme a contacté les services de police de Dijon afin d'indiquer qu'au domicile d'une personne à Chenôve pouvait se trouver un individu de nationalité marocaine qui aurait l'intention de commettre des actes de délinquance sur Dijon. Il ajoutait que des armes se trouvaient à ce domicile."

Une femme âgée de 55 ans ainsi que son neveu, âgé de 26 ans, ont donc été interpellés et placés en garde à vue. Les perquisitions n'ont pas révélé la présence d'arme ou d'objets suspects ou dangereux.

La procureure explique également que "le fils de l'occupante de l'appartement de Chenôve, domicilié en Bretagne et cité dans l'appel anonyme comme ayant pu être concerné par les projets de passages à l'acte violent évoqués, a été placé à son tour en garde à  vue par la PJ de Rennes en ce début d'après-midi." Cependant, les personnes entendues n'appartiendraient pas à la "mouvance islamiste radicale". L'homme entendu par la PJ de Rennes était effectivement connu des services de la DGSI, mais ne faisait  l'objet d'aucun suivi particulier.

Les gardes à vue ont été "levées" et les personnes ont été "remises en liberté sans qu'aucune charge n'aient été retenues contre elles", a déclaré le procureur de Dijon, Marie-Christine Tarrare.
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