À 22 ans, elle gère seule sa ferme en Saône-et-Loire

Marion Alexandre travaille seule dans son exploitation. / © Damien Rabeisen / France 3 Bourgogne
Marion Alexandre travaille seule dans son exploitation. / © Damien Rabeisen / France 3 Bourgogne

Marion Alexandre a 22 ans et est agricultrice. Personne n'exerce cette profession dans sa famille, mais elle avait cette vocation de devenir éleveuse. Un métier qui n'est pas de tout repos et qu'elle exerce seule à Saint-Pierre-de-Varennes, en Saône-et-Loire.

Par M. F.

Être à la tête d'une exploitation agricole, c'était son rêve. À seulement 22 ans, Marion Alexandre élève un troupeau de brebis, des vaches Salers, et des Montbéliardes en Saône-et-Loire.

Marion n'a pas attendu d'avoir réussi son bac sciences et technologies de l'agronomie et du vivant et son BTS option productions animales pour se lancer dans l'élevage. Pendant ses études, elle s'est constituée un cheptel de races à viande.
 
À 22 ans, elle gère seule sa ferme en Saône-et-Loire
Marion Alexandre a 22 ans et est agricultrice. Personne n'exerce cette profession dans sa famille mais elle avait cette vocation de devenir éleveuse. Un métier qui n'est pas de tout repos et qu'elle exerce seule à Saint-Pierre-de-Varennes en Saône-et-Loire. - France 3 Bourgogne - Caroline Jouret, Damien Rabeisen, Simon Schneider

De 5 heures du matin jusqu'au soir, Marion est partout. Elle sillonne la campagne au volant de son pick-up. Ses vaches Salers y sont habituées, elle en possède une soixantaine. 

"C'est des vaches qui sont dociles, avec une forte rusticité, un vêlage facile. J'ai toujours aimé cette race avec les cornes. Les vaches marrons ça a toujours été mon truc avec mon papa. Donc, on a choisi d'élever des Salers", explique-t-elle. "Au niveau de la viande, elle est plus persillée, plus rouge. Ce n'est pas le même goût que de la charolaise ou autre. C'est ça qui fait un peu la différence chez nous."
 

Soutien de sa famille

Très active, Marion a plein de projets. En mai 2019, grâce à un emprunt de 250 000 euros, elle a pu acheter des bâtiments agricoles à Saint-Pierre-de-Varennes. Ses activités y seront regroupées, avec un laboratoire et un magasin de vente directe. "Je suis vraiment heureuse d'avoir ma ferme. J'ai tout fait pour l'avoir et maintenant que je l'ai, il faut tout faire pour y arriver", dit la jeune femme.

Marion peut compter sur le soutien de ses parents, qui ont une entreprise familiale de travaux publics. Surtout sur Annick, sa maman, qui l'aide pour tout ce qui concerne la paperasserie. "On travaille en famille, confie-t-elle. Avec mon mari, mon fils qui l'aident pour les travaux les plus durs. Tout ce qui est plus physique, le broyage, le nettoyage de l'exploitation en fait."

Marion a eu le goût de la réussite dès l'âge de dix ans, éveillé par sa passion pour l'élevage de chevaux de traits comtois. Un pied à l'étrier pour s'orienter tout naturellement vers le métier d'exploitante agricole et d'éleveuse, qu'elle exerce aujourd'hui.
 

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