Cet article date de plus de 4 ans

Alstom : une "réponse concrète" selon le gouvernement dans les prochains jours

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue,  a déclaré à l'Assemblée nationale que le gouvernement apporterait "dans les tout prochains jours" une "réponse concrète" sur l'avenir du site d'Alstom à Belfort, où le constructeur ferroviaire veut cesser de produire des trains en 2018.

Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'industrie et Michel Sapin , ministre des Finances
Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat à l'industrie et Michel Sapin , ministre des Finances © Odd ANDERSEN / AFP
Interrogé par Damien Meslot, député Les Républicains de la première circonscription de Belfort, Christophe Sirugue a affirmé que le gouvernement cherchait des solutions pour "combler le creux de charge" entre 2018 et 2020 et "maintenir la charge de production" au-delà.

"Nous sommes absolument déterminés à maintenir une activité ferroviaire sur le site de Belfort", a déclaré M. Sirugue, interrogé par Damien Meslot, député-maire (LR) de la ville franc-comtoise, lors des questions au gouvernement.


Le secrétaire d'État a expliqué que le gouvernement cherchait des solutions pour "combler le creux de charge" de l'usine d'assemblage de locomotives entre 2018 et 2020 et "maintenir la charge de production" au-delà, grâce notamment au "TGV du futur".
durée de la vidéo: 04 min 04
Question de D.Meslot à l'Assemblée nationale et réponse de C.Sirugue, secrétaire d'Etat à l'Industrie.

Le constructeur ferroviaire a en effet été désigné par la SNCF pour concevoir une nouvelle génération de TGV d'ici à fin 2017, dans la perspective d'une mise en service en 2022, mais sans garantie de commandes a priori.
M. Sirugue a également indiqué que le "deuxième enjeu" du gouvernement était de "diversifier l'activité" de l'usine de Belfort pour la "pérenniser".
Alstom a toutefois émis des réserves sur cette solution, redoutant que le sauvetage de cette usine emblématique ne pénalise l'un de ses onze autres sites français.
La pénurie de commandes dans l'Hexagone avait justifié l'annonce par le constructeur ferroviaire, le 7 septembre, de l'arrêt d'ici à 2018 de la production de locomotives à Belfort, pour transférer cette activité à Reichshoffen (Bas-Rhin).
Ce projet, qui concerne quelque 400 salariés, a déclenché une polémique nationale et provoqué un bras de fer avec le gouvernement.

durée de la vidéo: 03 min 45
Question de A.Bocquet, députe GDR et réponse de C.Sirugue, secrétaire d'Etat à l'industrie

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
alstom économie entreprises