Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : quelles sont les réactions politiques en Bourgogne ?

Policiers et pompiers devant l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, juste après l'assaut. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Policiers et pompiers devant l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, juste après l'assaut. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Ce mardi 26 juillet 2016, les hommes politiques bourguignons ont réagi sur twitter à l'attentat perpétré dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime. Une prise d'otage où le curé a été assassiné et les deux assaillants ont été tués par les forces de l'ordre.

Par Maryline Barate

Le monde politique a réagi à ce nouvel attentat perpétré en pleine messe, ce matin  près de Rouen, au cours duquel un prêtre a été tué à l'arme blanche par deux hommes se réclamant de Daech, (c’est-à-dire de l’organisation Etat islamique).

Arrivé rapidement sur place, le président de la République a dénoncé un « lâche assassinat ». François Hollande a adressé « aux familles des victimes ainsi qu'à l'ensemble des catholiques de France, la solidarité et la compassion de la Nation ». Il a également promis de « mener une guerre contre Daech par tous les moyens ».

Emotion également en Bourgogne

En Bourgogne, les responsables politiques ont également commenté ce drame sur twitter. Le maire de Dijon (PS) en appelle ainsi à l'unité nationale. Meilleure réponse, selon François Rebsamen, aux tentatives de déstabilisation et de fracturation de la société française voulues par le groupe Etat Islamique.


De son côté, François Sauvadet affiche sa solidarité avec les victimes mais aussi se dit aux côtés de l'Eglise catholique. Le président du conseil départemental de Côte-d'Or (UDI) souligne ainsi que c'est un nouveau symbole qui a été visé par le mouvement djihadiste. Le prêtre auxiliaire de 84 ans a, en effet, été assassiné en pleine office à l'intérieur de l'église.


 

Marie-Guite Dufay, dans un communiqué de presse, évoque également « un acte de barbarie extrême touchant cette fois aux valeurs chrétiennes de notre pays. » La présidente PS de la région mise également sur l'union nationale comme la meilleure des parades face au terrorisme. « En France, mais aussi récemment en Allemagne, ce sont clairement nos sociétés et notre vision du vivre ensemble qui sont attaquées durement. La stratégie mise en œuvre est claire : nous diviser, affaiblir nos liens sociaux et sociétaux… Plus que jamais, la réponse est l’union autour de nos valeurs, la solidarité et l’affirmation de principes de fermeté et de confiance dans notre Etat de droit. », conclut-elle.

Des réactions plus politiques 

A l'inverse, certains dirigeants politiques ne veulent plus entendre parler d'union nationale ou de pacte républicain. Ils font feu tout bois sur le gouvernement. Par exemple, Guillaume Larrivé a réagi sur ce terrain plus politique. Le député (LR) de l'Yonne a fait de son cheval de bataille ce qu'il nomme le désarmement pénal. Sur twitter, il relève que les auteurs des attentats perpétrés ces derniers mois sont d'anciens délinquants.



Julien Odoul parle, quant à lui, de laxisme gouvernemental. Sur son compte twitter, dans un flot ininterropu de tweets, le conseiller régional FN de l'Yonne ne cesse de réclamer la démission du ministre de l'Intérieur.

 

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